
Circuler sur l’autoroute (ou une route pour automobile) avec un cyclomoteur, qu’il soit de classe A (vitesse maximale de 25 km/h) ou B (vitesse maximale de 45 km/h sur une route sans pente) est strictement interdit pour des raisons évidentes de sécurité. Pour rappel, on ne peut rouler à une vitesse inférieure à 70 km/h sur l’autoroute.
Cette voie rapide n’est donc accessible aux véhicules deux-roues que s’ils sont au moins assez puissants pour atteindre cette vitesse, comme des motos ou des scooters de grosse cylindrée, comme les 125 cc devenus très populaires.
“L’automobiliste a un comportement irresponsable et il commet une infraction de premier degré”, résume Benoit Godart, porte-parole de Vias, l’institut pour la sécurité. En roulant sur la bande d’urgence, ce conducteur inconscient n’allège en rien la dangerosité de ce qu’il fait.
Les automobilistes auront le regard attiré par cette vision incongrue. Or, on a tendance à se diriger vers ce que l’on regarde. Le risque d’accident est donc élevé. Circuler sur la bande d’arrêt d’urgence ne se limite pas au cyclomoteur mais à tous les véhicules (à quelques rares exceptions comme la police ou le dépanneur se rendant sur le lieu d’un incident, ou des bus sur quelques rares et courtes portions d’autoroute où cette tolérance est clairement indiquée au sol).
“1 Belge sur 10 a déjà roulé sur bande d’arrêt d’urgence au cours des 5 dernières années. 40% l’ont emprunté pour prendre la sortie suivante et 10%... pour dépasser les files. C’est naturellement interdit par la loi”, informe Vias sur son site internet.