
Ok, ça vous donne un style. Mais votre corps, lui, n’aime pas cette position. À commencer par vos jambes. C’est pourtant évident: croiser les jambes comprime la zone vasculaire située à l’arrière du genou. Le sang a donc du mal à remonter. Bingo, vous venez d’augmenter vos risques de jambes lourdes, mais aussi de varices ou de phlébite.
Écoutez votre corps, car ce mauvais retour veineux engendre les fameux fourmillements dans les jambes... et le réflexe de décroiser les jambes. Donc non, on ne les croise pas dans l’autre sens!
Gare aux réactions en chaîne... Le bassin subit lui aussi une rotation lorsqu’une hanche se penche en avant, et quand une jambe est disposée par dessus une autre. Bref, cette torsion peut engendrer des douleurs sur la colonne vertébrale ou aux fessiers.
Et qui dit tensions au niveau de la colonne vertébrale dit possibilité de vertiges et de maux de tête. Ces tensions peuvent aussi aggraver un lumbago, une sciatique chronique et une scoliose.
Sensations de brûlures, de “chaud”? Mesdames, commencez par décroiser les jambes. Car celles qui ont cette mauvaise habitude sont plus exposées à des troubles gynécologiques comme des cystites et des mycoses. En cause, le “microclimat” et les frottements répétés occasionnés par les croisements de jambes.
Il est aussi recommandé, pour les femmes enceintes, de lutter contre ce réflexe, car la pression engendrée peut être néfaste pour le fœtus (manque d’oxygène et d’irrigation sanguine notamment).
Non, ce n’est pas reposant de croiser les jambes. Au contraire, les muscles ne se relâchent pas, ils sont contractés. Ce qui engendre une fatigue, et donc nuit à la concentration.
Le périnée est moins tonique également. Or, mieux vaut pas le contrarier, car sinon des fuites urinaires ainsi que des troubles sexuels peuvent survenir. Un bon argument, n’est-ce pas?