Quand Moby monte sur scène, il ne s'agit pas seulement de musique électronique. Ses concerts sont réputés pour leur ambiance particulière, où se mêlent rythmes hypnotiques, mélodies plus apaisantes et une atmosphère intense. Et c’était exactement le cas vendredi soir à Neumünster. Le concert, organisé par l’Atelier, s’est rapidement joué à guichets fermés après son annonce, et le Parvis était, vendredi soir, en grande partie rempli d’une génération qui a grandi avec Moby. Le musicien, de son vrai nom Richard Melville Hall, ne fait certainement pas ses 60 ans. Dès les premières secondes, il impose une présence énorme sur scène, se déplaçant de gauche à droite et cherchant le contact avec son public.
En live, les morceaux ne sonnent pas comme de simples copies des versions de l’album ; au contraire, ils acquièrent une nouvelle dynamique grâce aux instruments et, surtout, aux chanteuses. Plusieurs titres étant interprétés en partie ou en totalité par des voix féminines de soul, le public a eu droit à un concert varié.
À plusieurs reprises, Moby s’est adressé au public, principalement pour le remercier à maintes reprises ou pour aborder des sujets qui lui tiennent à cœur. Ce militant pour les droits des animaux et végétalien de longue date l’a fait d’une manière très sympathique et discrète, sans détourner l’attention de la musique.
Les projections visuelles et les jeux de lumière ne détournaient pas l’attention, mais s’adaptaient plutôt à la musique et la mettaient davantage en valeur. À mesure que la nuit tombait, l’ambiance générale devenait de plus en plus intense.
Pendant une heure et demie, les 2 500 personnes présentes à Neumünster ont pu apprécier les plus grands tubes de Moby, tels que « Why Does My Heart Feel So Bad ? », « Natural Blues » et « Porcelain ». Une musique à la fois nostalgique et intemporelle. Bien qu’il y ait eu quelques problèmes sonores isolés pendant les dernières chansons, cela n’a pas entaché la bonne ambiance. Pour conclure, il y a eu une dernière danse endiablée, car comme Moby l’a lui-même annoncé avant la dernière chanson, il n’est pas seulement un ancien punk, militant pour les droits des animaux et végétalien, mais aussi un raver. (« Dans mon cœur, je suis toujours un peu raver »). Le musicien a clairement démontré pourquoi il s’est imposé comme l’un des artistes les plus importants de la scène électronique depuis les années 1990, en offrant un concert brillant au public luxembourgeois devant le magnifique décor de l'Abbaye.
Tous les titres interprétés vendredi soir
Bodyrock // In My Heart // Go // Next Is the E // In This World // We Are All Made of Stars // Heroes (David Bowie Cover)// Why Does My Heart Feel So Bad? // Raining Again // Disco Lies // Machete // Flower/Find My Baby // Honey // Extreme Ways // Natural Blues // Porcelain // Lift Me Up // Feeling So Real