Le 1ᵉʳ juillet, seize enfants âgés de 18 mois à 18 ans ont été retrouvés dans une maison délabrée, enfermés dans un espace de moins de quatre mètres carrés, recouvert de matière fécale. Tous vivaient coupés du monde extérieur, déscolarisés, incapables pour la plupart de s’exprimer.
Le shérif du comté de Vinton, profondément marqué par l’intervention, décrit un lieu "dégoûtant", où "le bétail vit dans de meilleures conditions que ces enfants". Le procureur, lui, confie ne pas pouvoir "se débarrasser de l’odeur", évoquant la pire affaire de sa carrière.
Les quatre suspects — deux hommes et deux femmes, parents et grands‑parents des victimes — ont été arrêtés. Les enfants ont été immédiatement transférés à l’hôpital : l’un a été placé en soins intensifs, deux autres soignés pour des blessures. Certains ne parviennent pas à communiquer, d’autres seulement de manière très limitée. Aucun n’était scolarisé, et l’aînée, atteinte de troubles du développement, ne peut même pas épeler son prénom. Les enquêteurs estiment que la famille parvenait à dissimuler les enfants depuis des années, les maintenant hors de vue des services sociaux.
Une proche, interrogée par la presse locale, affirme n’avoir eu aucun contact depuis huit ans. Elle savait que la famille avait des enfants, "mais jamais autant". Pour les autorités, il s’agit d’un cas de maltraitance extrême, "le mal à l’état pur". Le procureur promet que "justice sera faite pour ces enfants", décrits comme "presque des animaux sauvages" tant leurs conditions de vie étaient inhumaines.