
La prise de compléments alimentaires de vitamine D, de zinc ou de sélénium est souvent recommandée pour se protéger des infections respiratoires telles que la grippe, le rhume, la Covid-19 ou la bronchiolite (VRS). Chez certaines personnes plus que chez d’autres.
Au top des compléments ayant montré leur efficacité pour la prévention des infections hivernales figurent la vitamine D, le zinc ou encore le sélénium. La vitamine D est surtout conseillée pour son rôle dans la croissance et la minéralisation des os et des dents. On sait également qu’elle intervient dans la transmission nerveuse, la coagulation, la régulation des hormones ainsi que dans la santé de la peau et des muqueuses.
Comme le souligne le Service public d’information en santé en France dans une mise au point récente, la vitamine D est aussi indispensable au fonctionnement normal du système immunitaire, en particulier de l’immunité dite “innée”, celle qui protège par exemple les voies respiratoires avant que les virus ne se multiplient dans les cellules des bronches et des poumons. En complément de la vaccination et des mesures barrières, de nombreuses études montrent que cette stratégie permet d’obtenir une réduction significative du risque de souffrir de ces infections fréquentes, à condition de maintenir des taux optimaux, sans attendre l’apparition d’une infection.
Il en va de même pour le zinc, qu’il est préférable de prendre régulièrement. Il convient toutefois d’éviter sa prise dans les heures qui précèdent ou suivent celle de certains antibiotiques, afin d’éviter toute interférence. Le mot d’ordre est donc là aussi une supplémentation préventive.
De nouveaux groupes à risque
Les patients à risque d’infections respiratoires, notamment les seniors, sont très souvent carencés en vitamine D et en oligo-éléments comme le sélénium ou le zinc. Mais des données récentes pointent également de nouveaux groupes à risque, notamment des patients diabétiques ou souffrant d’obésité et traités par des agonistes du GLP-1. Ainsi, une étude observationnelle rétrospective américaine publiée il y a quelques mois a montré que plus de 20% des patients traités par ces médicaments injectables - certes très efficaces - utilisés dans le diabète et l’obésité, présentent des déficiences nutritionnelles, notamment en vitamine D. Ce qui, estiment les auteurs, justifierait un dépistage nutritionnel et un conseil diététique spécifique. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.