L'OGBL appelle à une manif devant Caritas"Les salariés ne perdront absolument rien“, assure de son côté le président du CA de HUT

RTL Infos
Le syndicat OGBL avait invité mercredi les salariés de Caritas au Casino syndical de Bonnevoie pour discuter de la situation actuelle.

Il faut rester unis et ne pas baisser les bras, exhortait l'OGBL. Au cours de la réunion, il y a eu des moments où il a semblé que l'objectif ne serait pas facile à atteindre et où le ton est monté. Que doivent faire les salariés de Caritas?  Donner leur démission avant le 1er octobre et signer un contrat de travail avec la nouvelle entité "Hëllef um Terrain" (HUT), ou pas? La question se pose principalement parce qu’il n’existe pas encore de contrat de travail sur papier.
 
S'il y a bien eu lundi une réunion du comité de crise de Caritas avec le nouveau président du conseil d'administration de HUT, Christian Billon, et les représentants des deux délégations du personnel, il n'y a eu aucun accord écrit sur l'avenir des salariés. 
 
Smail Suljc, secrétaire central de l'OGBL, explique que les délégués ne semblent pas tous être sur la même ligne quant à l'avenir des salariés, par le fait qu'ils ont reçu des informations différentes de la part du comité de crise. Et il ajoute: "Certaines informations, dont nous n'avions pas connaissance, ont aussi été répandues auprès de certains salariés". Cela provoque évidemment de vives émotions et des conflits entre les personnes. 
 
La solidarité s'est malheureusement un peu perdue en ce moment, regrette Boris Westemeier, membre de la délégation du personnel de Caritas. Les uns prennent parti pour l'OGBL, les autres pour le comité de crise. "Personnellement, je dirais que la meilleure solution est de prendre parti pour le comité de crise, car ils sont là pour nous et ont fait un réel travail. Si on est tout à fait honnête, le comité de crise aurait pu nous envoyer à 350 dans un plan social. Cela ne leur importait pas. L'affaire aurait alors été réglée en deux semaines, mais ils sont derrière nous depuis trois mois“, dit le jeune syndicaliste. 
 
Le comité de crise a promis que les nouveaux contrats ne présenteraient aucun désavantage. La décision de signer ou non un nouveau contrat, chacun doit la prendre pour lui-même. Smail Sulic aussi affirme que chacun doit faire ce qu'il pense être juste. Mais au-delà de cela, il donne une consigne: "Nous conseillons aux gens de nous rejoindre et de ne pas résilier le contrat qu'ils ont actuellement. Pour faire pression et qu'une autre voie soit trouvée pour transférer ces gens". Il faudrait en effet veiller à la manière dont va se faire le transfert des activités de Caritas à Hut. Il craint que droits individuels, préavis et droit de représentation des salariés par le biais d'une délégation du personnel ne soient plus accordés. 
 
Pour exiger un transfert équitable et par solidarité avec les collaborateurs du plaidoyer politique de Caritas, qui ne seront probablement pas repris par HUT, l'OGBL appelle à manifester devant le siège de Caritas vendredi à midi.

Le président du conseil d'administration de HUT prend position

Après la réunion de l'OGBL, le président du conseil d'administration de "Hëllef um Terrain" (HUT), Christian Billon, qui était interrogé par RTL, a déclaré que 350 personnes vont être embauchées par la nouvelle entité, et que pour ce faire, des conventions sont d'abord nécessaires. Elles viennent d'être accordées par le conseil de gouvernement. "Les salariés ne perdront absolument rien“, a souligné Christian Billon. Il s'agit du secteur social, dans lequel il y a des conventions collectives. "Nous voulons absolument que les personnes que nous embauchons aient les mêmes droits qu’avant. Cela inclut l'ancienneté, le grade, le congé parental, etc. Nous voulons également demander à l'ITM d'organiser des élections dans les plus brefs délais pour constituer une délégation du personnel.
 
Il regrette de ne pas avoir eu suffisamment d'informations pour communiquer et comprend que cela ait inquiété les salariés. Par ailleurs, il réfute l'accusation selon laquelle le comité de crise aurait dit aux salariés qu'ils n'étaient pas autorisés à parler à la presse. Il tient cela pour des rumeurs, qui ont surgi. 
 
Tout est désormais prêt pour que HUT puisse démarrer dès mardi prochain (1er octobre). Les contrats de travail de HUT ne sont pas encore signés, parce que pour cela, il fallait d'abord les conventions.

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