Barcelone Le Tour de France s'élance avec un maître-mot: chaud devant

RTL Infos avec AFP
Un ogre slovène toujours affamé (Tadej Pogacar), un Danois revanchard (Jonas Vingegaard), un jeune Français ambitieux (Paul Seixas), et de la forte chaleur attendue... Le Tour de France 2026 s'élance samedi de Barcelone, avec une première étape atypique, un contre-la-montre par équipes.
Tadej Pogacar participe à une séance d'entraînement deux jours avant le début du Tour de France, le 2 juillet 2026 à Barcelone en Espagne
Tadej Pogacar participe à une séance d'entraînement deux jours avant le début du Tour de France, le 2 juillet 2026 à Barcelone en Espagne
© AFP

A partir de la fin d'après-midi, avec la cité catalane et sa majestueuse Sagrada Familia pour décor, les 184 coureurs donneront en effet leurs premiers coups de pédale par équipes - elles sont au nombre de 23 -, avec un règlement rafraîchi qui verra les temps de chaque formation pris sur le premier coureur - et non le 4e ou 5e comme par le passé.

De quoi aiguiser l'appétit des cadors, qui voudront prendre un peu d'avance lors d'un parcours de 19,6 kilomètres conçu pour favoriser un tel scénario: si les deux premiers tiers du parcours sont plats - incitant les équipiers à se relayer -, il faudra dans le final grimper la colline de Montjuïc. Et là, les Pogacar, Vingegaard, Remco Evenepoel et autres prétendants au classement général devraient s'en donner à coeur joie.

"On va avoir quelque chose de très dynamique, difficile à gérer pour les équipes", a résumé le responsable du parcours, Thierry Gouvenou. "Une fusée à étages", a imagé Kévin Vauquelin, candidat brûlant pour le premier maillot jaune en tant que leader de Netcompany Ineos, l'équipe favorite.

Les coureurs de TotalEnergies participent à une cérémonie de présentation avant le Tour de France devant la Sagrada Familia, le 2 juillet 2026 à Barcelone
Les coureurs de TotalEnergies participent à une cérémonie de présentation avant le Tour de France devant la Sagrada Familia, le 2 juillet 2026 à Barcelone
© AFP

Qui d'autre ensuite pour prétendre à la tunique jaune, au gré des 21 étapes et 3.320 kilomètres à avaler d'ici Paris le 26 juillet?

Les six dernières éditions ont été dominées par deux coureurs, Jonas Vingegaard (deux victoires) et surtout Tadej Pogacar (quatre). Le Slovène, grand favori à sa succession, a en outre l'occasion de rejoindre au panthéon du Tour le quatuor Anquetil-Merckx-Hinault-Indurain, cinq bagues chacun sur la plus grande course au monde.

Mais, pour cette 113e édition, un petit nouveau est aussi attendu avec gourmandise... Paul Seixas qui, du haut de ses 19 ans (il sera le plus jeune coureur depuis 89 ans!), porte déjà les espoirs du public français, 41 ans après l'ultime victoire d'Hinault en 1985.

Pourra-t-il se mettre déjà au niveau d'un Pogacar? Ou paiera-t-il son inexpérience sur une course aussi longue? Il faudra sans doute attendre un peu pour avoir des réponses, mais l'excitation est là.

A Barcelone, les premiers tours de roues sont prévus à 17h05 et les derniers vers 19h15, ce qui protègera un peu les coureurs du chaud soleil (32 à 33 degrés à l'ombre attendus).

Mais, de ce point de vue, le pire est à venir, avec plus de 35 degrés annoncés dès mardi entre Carcassonne et Foix, au lendemain de l'arrivée en France. A ce sujet, les autorités françaises ont prévenu: en cas de chaleur extrême, l'hypothèse de l'annulation d'une étape, bien qu'improbable, est sur la table, "à titre exceptionnel".

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