Ligue 1À Lens, des retards à l'allumage coupables

AFP
Battu à Marseille la semaine dernière, Lens a pâti d'une mauvaise entame, fâcheuse tendance apparue ces dernières semaines qu'il voudra effacer dès vendredi (20h45) à domicile contre Le Havre lors de la 20e journée de Ligue 1.
Le défenseur lensois Matthieu Udol (C) contrôle le ballon lors du match de Ligue 1 perdu 3-1 à Marseille, le 24 janvier 2026
Le défenseur lensois Matthieu Udol (C) contrôle le ballon lors du match de Ligue 1 perdu 3-1 à Marseille, le 24 janvier 2026
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Les avertissements auront donc été vains. Après plusieurs matchs débutés trop timidement mais sans conséquence à Sochaux en Coupe de France et contre Auxerre en championnat, les Sang et Or ont été punis par Marseille (3-1).

Samedi dernier, lors du tant attendu duel entre les deux équipes qui suivent le Paris Saint-Germain, premier, les Lensois ont perdu le match dans le premier quart d’heure en encaissant deux buts.

On n’était pas vraiment dans les duels, concède Mamadou Sangaré. Dans ce genre de match, il faut vraiment l’être. Les 20-25 dernières minutes, on a bien réussi à maîtriser cet aspect-là, mais ce n’était pas assez pour remporter la victoire.

Dès la fin du match, son partenaire du milieu de terrain Adrien Thomasson regrettait le “manque d’agressivité” global.

Cette défaite a coûté la première place aux joueurs de l’Artois mais ne remet pas en cause leur saison magnifique: ils sont deuxièmes (43 points) avant de recevoir Le Havre, mal classé (15e, 20 pts), ce qui leur offre une chance de se relancer immédiatement.

À condition de réussir leurs premières minutes et résoudre un problème déjà identifié par Pierre Sage ces dernières semaines.

L'avant-centre de Lens Florian Thauvin dépité lors de la défaite 3-1 à Marseille, le 24 janvier 2026
L’avant-centre de Lens Florian Thauvin dépité lors de la défaite 3-1 à Marseille, le 24 janvier 2026
© AFP

“Ça met du sens derrière des choses qu’on envisageait négativement envers l’équipe, et aujourd’hui, on sait qu’on doit progresser dans ce domaine, commente l’entraîneur. On a déjà évoqué des solutions possibles mais visiblement leur mise en pratique n’a pas été assez efficace pour que cela ait des effets sur notre début de match.”

L’absence de Baidoo préjudiciable

Les changements contraints par l’absence du roc Samson Baidoo ont aussi expliqué les atermoiements de la défense face au club phocéen.

“C’est un problème de coordination, de confiance, de repères, il y a plusieurs paramètres qui influencent notre début de match”, précise Sage.

Mais avec une semaine d’entraînement supplémentaire, les Artésiens doivent avoir appris à se passer du jeune Autrichien, pas non plus disponible face au Havre.

En son absence, Sage reconduira-t-il Malang Sarr dans l’axe avec à sa gauche Matthieu Udol et Ruben Aguilar un cran plus haut?

Quoi qu’il en soit, l’aspect physique importera tout autant si ce n’est davantage que l’aspect tactique, pour une équipe qui a notamment construit son succès sur une pression constante sur l’adversaire, une intensité supérieure dans les duels, et un mouvement collectif sans ballon très coordonné.

On a complètement bousculé notre organisation, et surtout on n’a pas appliqué des principes de jeu qui étaient les nôtres, analyse Pierre Sage. L’association de ces deux déficits fait que l’adversaire en profite. La leçon est importante: on ne peut pas se renier autant et il faut croire en nos principes.”

Pour faire de la défaite à Marseille un simple accident de parcours et non un essoufflement dans le temps.

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