
Toutes les personnes de cette tranche d’âge peuvent se faire vacciner quel que soit leur état de santé, avec n’importe lequel des quatre vaccins autorisés.
Ils peuvent prendre rendez-vous dans un centre de vaccination pour se faire injecter le vaccin Pfizer/BioNTech, ou chez un pharmacien, un médecin de ville, le médecin du travail ou une infirmière pour les vaccins AstraZeneca, Janssen et, progressivement à partir de la semaine prochaine, celui de Moderna.
Ils sont également tous éligibles sans condition à la vaccination, depuis le 10 mai, mais uniquement avec les vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna.
Ceux d’AstraZeneca et Janssen, qui utilisent la technique du vecteur viral, ne sont effet pas recommandés en dessous de 55 ans, en raison d’un risque rare de thromboses (caillots) atypiques graves. Le comité d’orientation de la stratégie vaccinale et la Haute autorité de Santé (HAS) se sont prononcés récemment pour le maintien de cette restriction.
L’accès à la vaccination des autres adultes, avec Pfizer et Moderna, s’est progressivement élargi ces dernières semaines.
Elle est aujourd’hui ouverte sans restriction aux personnes à risque très élevé de faire une forme grave de Covid (malades traités pour un cancer, patients dialysés, transplantés d’organes ou de cellules souches, personnes porteuses de trisomie 21...), aux professionnels de la santé et du médico-social, aux personnes handicapées en hébergement spécialisé et aux femmes enceintes (à partir du deuxième trimestre de grossesse).
C’est également le cas pour les proches de personnes immunodéprimées, dès 16 ans, les personnels navigants susceptibles de voler vers des pays à variants préoccupants et les membres des bureaux de vote et fonctionnaires communaux mobilisés pour les élections régionales des 20 et 27 juin.
Ainsi que pour tous les adultes atteints par certaines maladies chroniques ou comorbidités, principalement des maladies cardio-vasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédent d’AVC ou de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque), du diabète, de maladies respiratoires (insuffisance respiratoire, asthme sévère, fibrose pulmonaire, apnée du sommeil, broncho-pneumopathie obstructive) et des cancers. En font également partie les malades chroniques des reins et du foie, les personnes immuno-déprimées, obèses ou atteintes de troubles psychiatriques, de démence et de pathologies neurologiques (sclérose en plaques, maladie de Parkinson...).
Enfin, tous les adultes de cette tranche d’âge peuvent également prendre rendez-vous pour se faire vacciner, à condition de le faire pour le lendemain dans les centres qui ont encore des créneaux ouverts.

Et à partir de lundi 24 mai, le critère d’âge sera supprimé pour une liste de professions prioritaires, dans le public et le privé, en raison de leur exposition élevée au risque de contamination. Cela concerne notamment des enseignants, professionnels de la petite enfance, policiers, gendarmes et surveillants pénitentiaires, conducteurs de bus, routiers, caissières, employés des pompes funèbres et des abattoirs, agents d’entretien, salariés des centres de tri de déchets, éboueurs et agents de sécurité des transports et des commerces, ou encore des personnels navigants du transport aérien.
Il faudra finalement atteindre le lundi 31 mai pour que la vaccination soit complètement ouverte à tous les adultes.
La porte s’est entrouverte pour la vaccination de certains adolescents de 16 à 18 ans: en plus des proches de personnes immunodéprimées, ceux qui relèvent des pathologies à haut risque de forme grave peuvent depuis le 6 mai recevoir le vaccin de Pfizer, le seul autorisé à ce stade pour les 16-17 ans. Pour les autres, aucune annonce officielle n’a encore été faite.
Le président du conseil d’orientation stratégique de la vaccination, Alain Fischer, a estimé à plusieurs reprises qu’il faudrait sans doute vacciner les mineurs pour atteindre une couverture vaccinale suffisante pour espérer une immunité de groupe. Des essais cliniques sont en cours pour vérifier la sécurité et l’efficacité des vaccins sur les enfants et les adolescents.
Moderna bénéficie d’une autorisation à partir de 18 ans dans l’Union européenne, contre 16 ans pour Pfizer et BioNTech, et le régulateur européen a commencé lundi l’évaluation de leur demande d’extension aux 12-15 ans.