"Speed Marathon"Plus de 100.000 conducteurs trop pressés épinglés par la police

RTL Infos
Plus de 100.000 contrevenants ont été arrêtés au cours de l'opération "Speed Marathon", qui a duré 24 heures dans presque toute l'Europe.
© Police Luxembourg

L’action de contrôle a eu lieu le 24 mars dans le cadre de l’opération ROADPOL Speed, qui s’est déroulée dans la semaine du 21 au 27 mars dans les 29 pays membres du réseau européen de police routière.

Cette année, 19 pays ont participé au “Marathon de la vitesse”, plusieurs autres n’ayant pas pu se joindre à l’opération en raison de circonstances particulières qui ont affecté son déroulement. En Pologne par exemple, l’opération a été annulée en raison de l’afflux massif de réfugiés en provenance d’Ukraine, une situation qui exigeait toute l’attention de la police.

RÉSULTATS

Au cours de l’opération, plus de 14.900 policiers ont contrôlé la vitesse de plus de 3.100.000 conducteurs à pas moins de 10.500 points de contrôle. Ils ont constaté 104.315 infractions et 27.963 conducteurs ont été arrêtés afin de recevoir une amende sur le champ. Les 76.352 autres conducteurs ont reçu une amende par courrier, car les infractions ont été détectées par des moyens techniques. Le permis de conduire de nombreux contrevenants a été confisqué en raison de leur vitesse excessive.

RECORDS

Parmi les exemples les plus brutaux de vitesse excessive, citons les cas en Allemagne où un conducteur a été arrêté alors qu’il roulait à 90 km/h dans un centre-ville où la vitesse était limitée à 50 km/h. Un autre contrevenant a été arrêté à 189 km/h dans une zone limitée à 100 km/h. Le “détenteur du record” en Allemagne était un conducteur roulant à 190 km/h sur une route provinciale en Bavière où la vitesse est limitée à 80 km/h. Il a écopé d’une amende de 1.400 €, un retrait de deux points sur son permis et une interdiction de conduire de trois mois.

Par rapport à l’année précédente, le taux d’infraction moyen a diminué de 6,8% à 3,4%. “Une explication possible est l’augmentation de la congestion sur les routes en raison de la levée de nombreuses mesures dans la plupart des pays”, explique Marijke Eskes, cheffe de l’équipe de contrôle de la circulation de l’unité de police aux Pays-Bas et présidente du groupe de travail opérationnel de ROADPOL. “La vitesse en soi n’est pas dangereuse. C’est l’excès de vitesse qui l’est. En combinaison avec d’autres facteurs à risque, comme le trafic mixte, les sorties et les passages pour piétons, les arbres, les panneaux et autres objets fixes le long de la route, le mobilier urbain sur et dans la chaussée, les risques sont importants”, explique Mme Eskes. “Les conducteurs doivent comprendre que le chiffre indiqué sur le panneau n’est pas un objectif de vitesse, mais une limite de vitesse. Et aussi que la police n’est pas là pour collecter les amendes. L’amende n’est pas l’objectif, mais un moyen de faire prendre conscience aux conducteurs de leur comportement dangereux”, conclut Eskes.

Les excès de vitesse sont la cause principale d’environ 25.000 accidents mortels en Europe. 2.100 vies pourraient être sauvées chaque année si la vitesse moyenne diminuait de seulement 1 km/h sur toutes les routes de l’UE.”

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