
D’Addis Abeba (capitale de l’Éthiopie) à Nairobi (capitale du Kenya) en passant par Mogadiscio (capitale de la Somalie), des milliers de criquets “menacent la sécurité alimentaire” de toute la région. Devant cette prolifération d’essaims “particulièrement destructeurs” de criquets pèlerins en Ethiopie, au Kenya et en Somalie qui ravagent les cultures et menacent les récoltes, il est “nécessaire de lancer une campagne de grande ampleur et transfrontalière pour combattre les infestations”, a indiqué l’Agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans un communiqué lundi.
La FAO recherche de manière urgente 70 millions de dollars afin de renforcer la lutte antiparasitaire et de protéger les moyens d’existence dans les trois pays les plus touchés.
“D’une ampleur et d’une capacité destructrice jamais vues, les essaims risquent de grossir de manière exponentielle et de se propager dans d’autres pays d’Afrique de l’Est, si les efforts pour combattre ces ravageurs voraces ne s’intensifient pas massivement dans toute la région”, a averti la FAO, en estimant qu’il s’agit d’une situation “de portée internationale”.
Les essaims sont tellement importants que de nombreux paysans peinent à sauver leurs cultures: “L’une de mes deux fermes a été gravement touchée. Les criquets se sont attaqués aux plants de maïs et ont littéralement tout mangé pour ne laisser que la tige” a témoigné Abdinasir, un fermier local, sur France 24. La plupart sont contraints de parcourir les champs en faisant du bruit pour éloigner les insectes.