De nombreux soldats irradiésLes Russes, paniqués, ont quitté soudainement Tchernobyl

RTL Infos
L'armée russe vient de retransférer la gestion du site à l'agence nucléaire ukrainienne. Un retrait soudain qui serait dû à l'irradiation de centaines de soldats russes, certains ayant même fait des bivouacs dans les zones les plus dangereuses.

Les soldats ukrainiens circulent à nouveau sur le site de Tchernobyl. La centrale nucléaire avait été prise par les Russes dès le premier jour de la guerre. Les troupes russes ont quitté la centrale le 24 février en emmenant des otages. Et il y a peu, ils ont finalement transféré la gestion du site à l’agence nucléaire ukrainienne. Energoatom vient d’ailleurs de publier la photo du drapeau ukrainien qui flotte à nouveau sur Tchernobyl.

Mais que s’est-il passé? Pourquoi ce retrait si soudain? On en sait désormais un peu plus. Plusieurs centaines de soldats russes seraient tombés malades: brûlures, vomissements, diarrhées. “Sans surprise, les occupants ont reçu des doses importantes de radiations. Ils ont paniqué au premier signe de maladie. Et c’est apparu très soudainement”, a déclaré Energoatom dans un communiqué.

Cette explication de l’agence nucléaire ukrainienne est appuyée par le ministre ukrainien des Affaires étrangères. “La Russie a fait preuve d’irresponsabilité sur tous les plans, que ce soit du refus de laisser le personnel de la centrale remplir ses fonctions, jusqu’au creusement de tranchées dans la zone contaminée”, a indiqué Dmytro Kuleba.

ILS ONT FAIT DES BIVOUACS DANS LA ZONE D’EXCLUSION LA PLUS IRRADIÉE

“Aussi incroyable que cela puisse paraître, les soldats russes ignoraient que la zone étaient extrêmement dangereuse. “Nous avons vu dans les premiers jours un pic du taux de radiation, c’était très certainement dû au transport d’équipement militaire très lourd”, a précisé Balthasar Lindauer, spécialiste de la sécurité nucléaire au sein de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Bouger le sol est dangereux. Mais les soldats russes ont fait pire. Ils ont mangé, fumé, installé des bivouacs dans la fameuse forêt rousse, la zone d’exclusion les plus irradiée, creusant même des tranchées. “Il y a des endroits dans cette forêt où du matériel hautement radioactif a été enterré à la hâte juste après l’accident. Toucher à tout cela peut être potentiellement très dangereux”, a encore confié Balthasar Lindauer.

Sur cette image satellite on voit les occupants quitter les lieux. Sept bus de militaires russes auraient aussi été vus à l’hôpital de Gomel, un centre de radiothérapie en Biélorussie.

La plupart des militaires russes sont nés bien après l’accident nucléaire de 1986. Une catastrophe que Moscou a toujours passée sous silence.

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