
Le ministère russe de la Défense a annoncé samedi avoir utilisé la veille des missiles hypersoniques “Kinjal” pour détruire un entrepôt souterrain d’armements dans l’Ouest de l’Ukraine.
La Russie n’avait jusque-là jamais fait état de l’emploi de ce missile balistique dans les deux conflits où elle est belligérante, l’Ukraine et la Syrie.
Ce type de missiles, très manœuvrable, défie tous les systèmes de défense anti-aérienne, selon Moscou.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé samedi qu’il était temps pour Moscou d’accepter de se “réunir” pour “discuter” sérieusement de paix afin d’éviter à la Russie des conséquences “sur plusieurs générations”.
“Des négociations portant sur la paix et la sécurité pour l’Ukraine sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs”, a déclaré M. Zelensky dans une vidéo publiée sur Facebook, filmée de nuit dans une rue déserte.
“Il est temps de nous réunir. Il est temps de discuter. Il est temps de restaurer l’intégrité territoriale et la justice pour l’Ukraine”, a plaidé le chef d’Etat.

Des dizaines de personnes ont été tuées dans une frappe vendredi contre une caserne militaire dans le sud de l’Ukraine, à Mykolaïv, ont raconté samedi des témoins à l’AFP.
“Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements”, selon Maxime, un militaire de 22 ans interrogé sur place. “Au moins 50 corps ont été extraits, mais on ne sait pas combien il en reste sous les décombres”, poursuit le jeune soldat. Evguéniï, un autre militaire sur place, estime que les frappes pourraient avoir fait 100 morts.
Le site qui se trouve dans le nord de Mykolaïv a été complètement dévasté après avoir été frappé par six roquettes vendredi matin.

L’armée russe affirme avoir réussi à pénétrer dans Marioupol assiégée et combattre en centre ville aux côtés de troupes de la “république” séparatiste de Donetsk.
La prise de Marioupol serait un important tournant dans la guerre et permettrait à la Russie d’assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée annexée (Sud) et les troupes du Donbass (Est).
Les messageries WhatsApp et Telegram ont été épargnées, pour l’instant, par les blocages des autorités russes qui ont frappé leurs concurrents, mais demeurent en sursis, selon des experts.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, Facebook, Twitter et Instagram ont été successivement désactivés en Russie, tandis que TikTok a, de lui-même, suspendu la possibilité de télécharger de nouveaux contenus.
L’Allemagne, très dépendante de la Russie pour son approvisionnement en hydrocarbures, risque de manquer de gaz l’hiver prochain, a déclaré samedi le ministre de l’Economie qui multiplie les démarches pour éviter ce scénario.
L’approvisionnement en gaz “n’est pas encore complètement garanti”, a déclaré Robert Habeck dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.