
La canicule de cet été aurait pu laisser imaginer le contraire, et pourtant, la consommation de bière avait chuté de 11,4% en août en Allemagne, la plus forte baisse des ventes depuis trois ans. Sur toute l’année 2019, la consommation a baissé de 2,5% pour atteindre 85,2 millions d’hectolitres fin novembre, précisent Les Échos.
Comment est-ce possible au pays de l’Oktoberfest et des Biergarten? La cause est d’abord démographique, précise le média, qui cite le porte-parole de la fédération allemande des brasseurs:“comme dans toute l’Europe, il y a de moins en moins de jeunes pour consommer des boissons alcoolisées ou non alcoolisées”.
Il faut remarquer que cette baisse est une tendance à long terme: en 1990, les Allemands buvaient près de 143 litres de bière par an, contre une centaine en 2017. Cela reste quand même l’équivalent d’une baignoire pleine!
Ce changement s’accompagne d’une “montée en gamme": la “Pills” remplit toujours une chope sur deux, mais les bières artisanales et régionales sont en plein boom: “le nombre de marques produites par les 1.500 brasseurs allemands devrait passer de 450 aujourd’hui à 7.000 en 2020" estiment Les Échos.
Autre évolution, les bières non alcoolisées et les panachés (“Radler”) progressent: une bière sur quinze brassées en Allemagne est désormais sans alcool. L’Allemagne serait ainsi le leader mondial de la production de bières sans alcool, selon la fédération allemande des brasseurs.
Et ces brasseurs attendent avec impatience cet été, avec le championnat d’Europe de football (du 12 juin au 12 juillet dans 12 villes européennes dont Munich, NDLR) qui devrait faire couler à flot la bière (sans alcool?), surtout si la canicule s’en mêle!