
C’est la presse belge qui l’annonce ce lundi: l’ancien roi des Belge a confirmé qu’il était bien le géniteur de l’artiste belge Delphine Boël.
Elle avait lancé une requête en justice afin d’être reconnue comme la fille d’Albert II, avec qui sa mère, Sybille de Sélys Longchamps, a eu une liaison dans les années 1960. Cela faisait près de cinq ans que l’affaire était devant les tribunaux, jusqu’à la décision de la cour d’appel de Bruxelles d’ordonner au roi Albert II, dans un arrêt rendu le 16 mai 2019, de se soumettre immédiatement à un test ADN.
Reconnue comme fille d’Albert, Delphine Boël pourrait prétendre “à un quart de ce que les autres enfants auront droit” au décès du souverain depuis qu’une récente loi sur les héritages a été modifiée en Belgique. “On peut garder la moitié de son héritage hors des enfants. Mais elle n’aura pas de dotation, elle n’aura aucun accès au trône puisque la constitution prévoit bien que les héritiers, les successeurs au trône doivent être légitimes, donc nés dans le mariage. Se pose alors la question du nom ou du titre qu’elle peut porter et là, la difficulté est que le nom originel du roi Albert I est de Saxe-Cobourg-Gotha mais après la Première Guerre mondiale, le Roi a fait supprimer toute référence (le nom faisant trop allemand). Sur l’acte de naissance du Roi Albert, il n’y a pas de nom de famille. Il y a un titre... Prince de Belgique. D’où la querelle juridique qui risque d’avoir lieu après”, expliquait déjà en 2018 Martine Dubuisson, journaliste au Soir, lors de l’émission “C’est pas tous les jours dimanche” sur RTL TVI.
Selon un communiqué des avocats du Roi Albert II : “Sa Majesté le Roi Albert II a pris connaissance des résultats du prélèvement ADN auquel Il s’est prêté à la demande de la cour d’appel de Bruxelles. Les conclusions scientifiques indiquent qu’Il est le père biologique de Madame Delphine Boël.
Même s’il existe des arguments et des objections juridiques pour justifier le fait qu’une paternité légale n’est pas nécessairement le reflet d’une paternité biologique et que la procédure adoptée Lui paraît contestable, le Roi Albert a décidé de ne pas les soulever et de mettre un terme dans l’honneur et la dignité à cette procédure pénible.
Le Roi Albert tient à faire observer que, depuis la naissance de Madame Delphine Boël, Il n’a été mêlé à aucune décision familiale, sociale ou éducative quelconque relative à Madame Delphine Boël et qu’Il a toujours respecté le lien qui existait entre Madame Delphine Boël et son père légal.
Plus de quarante ans plus tard, Madame Delphine Boël a décidé de mettre fin à son lien légal et socio-affectif avec son père et de changer de famille. Et cela au travers d’une procédure longue, douloureuse et qui s’est révélée judiciairement contradictoire.
Cette procédure n’a pas respecté la vie privée des parties. Respectueux des institutions judiciaires, le Roi Albert s’est abstenu pour Sa part d’intervenir dans les débats hors des prétoires. Voilà pourquoi, Il a décidé de réagir et d’expliquer sa position dans cette affaire”.