
“Dans une situation où le président américain a de nouveau dit que les États-Unis étaient très sérieux dans leurs déclarations sur le Groenland, ce soutien de nos alliés au sein de l’Otan est particulièrement important et dénué d’équivoque”, a écrit M. Nielsen sur Facebook.
Plusieurs fois, le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, a dit ne pas être à vendre et décider seul de son avenir.
Avec le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont estimé qu’il revenait “au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland”.

A maintes reprises ces derniers jours, Donald Trump et son entourage ont répété, à la presse et sur les réseaux sociaux, leur intention de faire passer l’immense île arctique de 57.000 habitants sous drapeau américain.
“Je veux à nouveau inviter les États-Unis à engager un dialogue respectueux par les voies diplomatiques et politiques appropriées et à recourir aux enceintes déjà existantes, fondées sur des accords qui existent déjà avec les États-Unis”, a insisté mardi M. Nielsen, après avoir exhorté la veille à ne pas céder à la “panique”.
La rhétorique du président américain n’a pas évolué depuis qu’il a émis l’idée d’annexer le Groenland, a relevé l’universitaire Marc Jacobsen.
“C’est comme un disque rayé (...), on dirait qu’il ne comprend pas vraiment ce que dit le Danemark”, a commenté ce maître de conférence au Collège royal de Défense danois.
Et pourtant, contrairement à ce qu’affirme Donald Trump, le Danemark a fortement investi dans la sécurité arctique ces douze derniers mois, lui allouant quelque 90 milliards de couronnes (1,2 milliard d’euros).