
Le 3 septembre, alors que le nombre de morts et de blessés n’était même pas encore confirmé, le régulateur assurait qu’une action de supervision serait lancée “dans les prochains jours” et que ses conclusions seraient rendues publiques “avec la plus grande célérité possible”. Le communiqué exprimait aussi les condoléances de la présidente de l’AMT, Ana Paula Vitorino, et souhaitait un prompt rétablissement aux blessés.
Les semaines ont passé sans que rien ne soit communiqué. Début octobre, interrogée par nos confrères du Público, l’AMT répond qu’aucune supervision n’a encore été menée, car celle-ci ne pourra avoir lieu qu’une fois terminées les enquêtes et inspections déjà en cours, en raison de sa nature juridique. En janvier, le journal demande formellement l’accès au rapport, en s’appuyant sur la loi d’accès aux documents administratifs. Face au silence persistant du régulateur, une plainte est déposée auprès de la CADA, la commission chargée de garantir ce droit.
Ce n’est qu’à ce moment-là que l’AMT finit par reconnaître qu’aucun rapport n’existe. Dans sa réponse, elle explique avoir préféré attendre la fin des investigations menées par les autorités compétentes, afin de ne pas interférer avec leur travail. Elle estime par ailleurs que les conclusions déjà publiées par les différentes entités impliquées, ainsi que le rapport de l’organisme chargé d’enquêter sur les accidents aériens et ferroviaires (GPIAAF) suffisent à éclaircir les principaux points liés à l’accident. Dans ces conditions, l’AMT juge qu’il n’y a pas lieu d’engager des démarches supplémentaires, celles-ci relevant de ses prérogatives de contrôle et de supervision.
Pendant ce temps, l’enquête du GPIAAF se poursuit. Après un rapport préliminaire publié en octobre, les conclusions définitives sont attendues d’ici la fin de l’année. Le ministère public mène en parallèle sa propre investigation pour déterminer d’éventuelles responsabilités pénales, tandis que Carris, l’opérateur du funiculaire, conduit également une analyse interne.