
Les troupes russes cherchent toujours à encercler Kiev où un nouveau couvre-feu a été instauré à partir de lundi 18H00 GMT jusqu’à mercredi 05H00 GMT.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un bombardement d’un centre commercial du Nord-Ouest de la capitale a fait au moins huit morts, selon les autorités ukrainiennes.
Selon le maire, six immeubles résidentiels, deux écoles et deux crèches à proximité du centre ont été endommagés. La moitié des 3,5 millions d’habitants de Kiev ont fui.
L’Ukraine ne “déposera pas les armes et ne quittera pas la ville” assiégée de Marioupol (Sud), a déclaré sa vice-Première ministre à un média ukrainien, en réaction à l’ultimatum posé par la Russie.
Le ministère de la Défense russe avait appelé l’Ukraine à “déposer ses armes” et exigé une “réponse écrite” à son ultimatum avant lundi 05H00 locales (03H00 GMT), au nom de la sauvegarde des habitants et des infrastructures de Marioupol, ravagée par les bombardements et les combats.
Les autorités ukrainiennes exigent l’ouverture d’un couloir humanitaire pour permettre à quelque 350.000 personnes encore bloquées de partir.
“Ce qui se passe à Marioupol est un crime de guerre majeur. Les bombardements indiscriminés dévastent la ville et tuent tout le monde”, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) Josep Borrell.
Dans le Nord du pays, le gouverneur régional de Soumy a signalé une “fuite d’ammoniac” dans une zone de 2,5 km autour d’une usine d’engrais.
Les habitants doivent s’abriter dans des caves ou des immeubles de faible hauteur pour éviter toute exposition à ce produit plus léger que l’air.
Vers 07H45 GMT, les Ukrainiens ont indiqué que l’accident, causé par un bombardement d’origine non précisée, était “terminé”.
Le ministre de la Défense russe a accusé des “nationalistes” d’avoir “miné” les installations de stockage d’ammoniac et de chlore pour “empoisonner massivement les habitants de la région, en cas d’entrée dans la ville” des Russes.
L’UE devrait approuver la formation d’une force militaire de 5.000 combattants et s’engager sur une augmentation de ses dépenses militaires dans le but de mener seule des interventions d’ici 2025.
“Nous allons approuver une “boussole stratégique” qui n’est pas la réponse à la guerre en Ukraine, mais une partie de la réponse, car elle doit nous rendre plus forts militairement”, a souligné le chef de la diplomatie européenne.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé l’UE, en particulier l’Allemagne, à cesser tout “commerce” avec la Russie, notamment à refuser ses ressources énergétiques.
“Pas d’euros pour les occupants, fermez-leur tous vos ports, ne leur envoyez pas vos biens, refusez les ressources énergétiques”, a-t-il plaidé sur Telegram. “Sans commerce avec vous, sans vos entreprises et vos banques, la Russie n’aura plus d’argent pour cette guerre”.
Les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes, ont exclu de sanctionner ce secteur, très important pour l’économie russe.
“Un tel embargo aurait une influence très sérieuse sur le marché mondial du pétrole, une influence néfaste sur le marché énergétique en Europe”, a mis en garde le Kremlin lundi. “Mais les Américains n’y perdront rien, c’est évident, ils se sentiront bien mieux que les Européens”.
Après plus de trois semaines de suspension, la Bourse de Moscou a repris lundi les échanges d’obligations gouvernementales, première étape vers une réouverture progressive.
Les autorités refusaient jusqu’à présent de rouvrir les échanges par crainte d’un cataclysme boursier que les sanctions occidentales massives auraient pu entraîner.