
Il poursuite en admettant penser que “la contre-offensive de printemps prévue par l’Ukraine sera une réussite” car la Russie est en crise.
Selon Sky News, Prigojine, qui critique depuis un certain temps la stratégie militaire de Moscou en Ukraine, a averti que les élites égoïstes et indépendantes sont en crise parce que l’armée russe n’a pas “réussi à remporter une victoire rapidement”.
Prigojine a accusé les membres de ce groupe particulier, qu’il a décrit comme “des élites affiliées à l’État qui opèrent indépendamment de la direction politique de l’État et ont des liens étroits et leur propre programme”, de saboter le succès de la Russie afin de revenir à leurs modes de vie privilégiés. C’est pourquoi, selon le groupe de réflexion américain Institute for the Study of War (ISW), il pense que les “ennemis internes” obligeront le Kremlin à faire de sérieuses concessions, y compris la restitution de territoires à l’Ukraine en quelques années.
Ces déclarations interviennent peu de temps après que les renseignements britanniques ont parlé ces derniers jours d’une coopération plus étroite entre les forces armées russes et les combattants wagnériens. Dans la bataille en cours pour Bachmut notamment, les forces avaient renforcé leur coordination et leur communication afin de pouvoir mieux attaquer le centre-ville.
Il semble cependant admettre que la Russie n’y parviendra pas. Il déclare également attendre avec impatience la contre-offensive imminente de l’Ukraine. “Plus tôt elle commencera, mieux ce sera”, avance-t-il. Toutefois, son issue pourrait être désastreuse pour la Russie. “Il est peu probable que Moscou puisse à son tour lancer une contre-offensive colossale et s’emparer d’une plus grande partie du territoire ukrainien. Une victoire ukrainienne pourrait gravement affecter le moral de l’armée russe, une armée qui s’est considérée pendant des années comme l’une des meilleures au monde”.
Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et français Emmanuel Macron ont discuté samedi de la visite en Chine de ce dernier, dont les propos récents ont suscité des critiques en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que des “étapes à venir” pour un sommet sur la paix.
“J’ai eu une conversation de près d’une heure et demie avec le président français Emmanuel Macron (...) Les résultats de la récente visite du président Macron en Chine ont été évoqués”, a indiqué M. Zelensky sur Telegram.
M. Macron avait suscité un tollé à l’issue de sa visite d’Etat en Chine en déclarant que l’Europe ne devrait pas automatiquement s’aligner sur les Etats-Unis ou sur Pékin en cas de conflit à propos de Taïwan.
Il avait ensuite déclaré qu’être “allié” des Etats-Unis ne voulait pas pour autant dire être “vassal”.
Sa visite en Chine avait été dominée par des discussions sur la guerre en Ukraine, Pékin étant un proche partenaire de Moscou.
“Les deux présidents ont évoqué les étapes à venir dans l’organisation d’un sommet pour la paix”, a indiqué de son côté la présidence française.
M. Zelensky a aussi indiqué avoir fait part de sa “gratitude” à M. Macron pour “avoir condamné la terrible exécution inhumaine d’un soldat ukrainien par des criminels de guerre russes”.
Cette exécution présumée a été révélée dans une vidéo virale montrant un individu russophone en uniforme décapiter au couteau une personne qui semblait être un prisonnier de guerre ukrainien, images qui ont provoqué choc et indignation en Ukraine et en Occident.
Les autorités russes ont affirmé jeudi examiner ces images pour déterminer leur authenticité.
Le président Macron a redit que “la France se tenait aux côtés des juridictions ukrainiennes et internationales pour qu’aucun crime commis dans le cadre de l’agression russe ne reste impuni”, selon l’Elysée.