
13%. C’est le pourcentage de stations qui souffraient d’un manque de diesel ou d’essence vendredi soir selon le gouvernement. Contre 16,9% la veille. L’amélioration se poursuit au fil des jours, même si le mouvement social n’est pas abandonné.
Le gouvernement a réquisitionné des salariés sur plusieurs sites et le travail a repris dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies, après un accord négocié la semaine dernière entre deux syndicats et la direction. Mais la CGT n’a pas signé cet accord et deux sites continuent leur grève, en Normandie et à Feyzin.
Le mouvement a été reconduit ce samedi matin au dépôt de carburants de Feyzin dans le Rhône, a indiqué la CGT qui a recensé 90% de grévistes dans les services chargés des livraisons.
“La grève a été reconduite ce [samedi] matin, jusqu’à lundi”, les expéditions étant fermées le dimanche, a déclaré à l’AFP Pedro Alfonso, délégué syndical CGT. Entre 120 et 130 salariés sont en grève, ce qui représente 90% du service expéditions et du service Vemu (énergie, mouvement et utilité) où est concentré le mouvement, a-t-il ajouté.
Six membres du personnel, grévistes ou intérimaires, ont été réquisitionnés ce samedi, selon lui. “La détermination des grévistes est intacte”, a affirmé le responsable syndical, dénonçant des réquisitions réalisées “sans respect du code du travail”. Les salariés seront invités à se prononcer sur la suite du mouvement lundi.
Voilà près de quatre semaines que les employés des raffineries et dépôts de TotalEnergies réclament une augmentation de salaire face à l’inflation et aux bénéfices géants engrangés par le groupe pétrolier.