
Les présidents des deux départements limitrophes, Pascal Coste (LR) et Bruno Faure (LR), ont officialisé en commun le retour à 90 km/h, le “80-xit”, comme ils ont plaisanté, vendredi à Goulles, commune à la lisière de Corrèze et Cantal, après avis favorables rendus cette semaine par leurs Commissions départementales de sécurité routière respectives, et après signalisation réajustée ces tout derniers jours.
Avec la Haute-Marne, la Seine-et-Marne, la Charente et les Deux-Sèvres voisines, limitrophes elles aussi, ce sont une demi-douzaine de départements qui ont annoncé depuis début janvier leur retour à 90 km/h. Corrèze et Cantal étant, a assuré à l’AFP le département de la Corrèze, les 2e et 3e à le rendre déjà effectif, après la Haute-Marne.
En Corrèze, le retour à 90 km/h sur les routes hors agglomération (soit 4.000 km sur 4.700 km au total) va s’accompagner d’un “vaste plan de prévention” qui prévoit notamment l’extension des zones limitées à 70 km/h: 25 nouvelles zones, portant le total de routes à vitesse maximale 70 km/h à 168 km, contre 146 km précédemment.
Le président de Corrèze Pascal Coste, fervent partisan de longue date des 90 km/h, a regretté dans un communiqué une “véritable perte de temps due à des décisions unilatérales du gouvernement”. Mais il a reconnu “une vertu au débat” sur le 80-90 km/h: “faire parler de la sécurité routière à grande échelle”.
Selon un recensement effectué par l’AFP en décembre, 25 départements ont fait savoir leur intention de repasser aux 90 km/h, une dérogation désormais possible depuis la promulgation de la loi d’orientation des mobilités (LOM), le 24 décembre. Selon une source au département de la Corrèze, une petite quarantaine de départements en auraient à présent l’intention.