Situé sur la côte sud-ouest du Portugal, le port en eaux profondes européen le plus proche des États-Unis avait reçu en 2016 les premières livraisons de gaz naturel liquéfié américain à destination de l’Union européenne. Cette même Union européenne qui, aujourd’hui, cherche des solutions pour se défaire de sa dépendance au gaz russe. Car la guerre que la Russie mène en Ukraine est en partie financée par l’argent que les Européens lui versent pour leur énergie.
Le président de l’administration du Port de Sines, José Luis Cacho, s’est exprimé à l’AFP pour expliquer comment le gaz naturel stocké dans son port pourrait être acheminé dans le reste de l’Europe. La plus grande partie provient de l’Atlantique, en l’occurrence Amérique du Nord et Atlantique Sud.
“Le gaz vient par exemple des USA ou du Nigéria qui sont les principaux fournisseurs de gaz du port de Sines”, précise José Luis Cacho.

En pleine réflexion sur la dépendance au gaz russe, le président de l’administration du Port de Sines émet des propositions: “Il faudrait agrandir certains pipelines, le pipeline Iberico, pour avoir une plus grande capacité d’envoyer du gaz pour le reste de l’Europe. On estime que cette possibilité d’approvisionnement pour l’Europe, en fonction de la consommation actuelle de gaz en Europe, pourrait représenter 20% des besoins européens. Dans sa totalité. Ce serait une solution en plus pour l’approvisionnement et l’Union européenne a déjà un œil sur le dossier.”
José Luis Cacho estime que la voie maritime constitue une solution crédible “vu les besoins en gaz européens, plus on a de ports qui peuvent approvisionner, plus cela aura un impact positif sur le prix et moins de dépendance on aura en Europe par rapport au gaz russe.”