SondageDeux tiers des Alsaciens veulent quitter le Grand Est

Romain Van Dyck
L'Alsace est une (ex-)région à part, qui n'a jamais montré un enthousiasme débordant à rejoindre le Grand Est. Un nouveau sondage confirme cette volonté "indépendantiste".
© AFP

Beaucoup d’Alsaciens n’ont jamais digéré leur intégration au sein du Grand Est en 2016: 68 % d’entre eux souhaitent une Région Alsace à part entière, et 55 % sont favorables à la création d’un nouveau parti politique revendiquant la sortie de l’Alsace du Grand Est.

Tels sont les principaux enseignements du dernier sondage IFOP sur la question alsacienne, présenté cette semaine par le club Perspectives alsaciennes (un club qui milite expressément pour cette sortie du Grand Est). Ce sondage vient confirmer le précédent réalisé en février 2019, qui avait conclu à la même volonté “indépendantiste” d’une majorité d’Alsaciens.

La collectivité européenne d’Alsace, prévue pour 2021, devrait devenir une région à part entière, selon une majorité d'Alsacien.
La collectivité européenne d’Alsace, prévue pour 2021, devrait devenir une région à part entière, selon une majorité d’Alsacien.
© IFOP

LA LANGUE ALSACIENNE EN CHUTE LIBRE

Le sondage met aussi en lumière la pratique de l’alsacien: 21% des sondés disent parler alsacien en famille. Avec des amis, ils sont 17% et enfin, au travail, 12%. Des taux qui ont considérablement diminués en quelques décennies. Malgré cette faible pratique, les Alsaciens sont néanmoins favorables à 50% à la mise en place d’actions renforçant le développement de l’alsacien et de l’allemand.

Face à ces résultats, le parti Unser Land (« Le Parti Alsacien », qui se fonde sur des principes fédéralistes et autonomistes) n’a pas tardé à réagir: “Ce sondage démontre une nouvelle fois — s’il le fallait — que les Alsaciens ne se reconnaissent pas dans le Grand Est, qu’ils aspirent à une réelle autonomie administrative et souhaitent que cette opinion soit représentée au plan électoral. […] Voilà deux bonnes nouvelles. La première : les Alsaciens ne sont pas résignés. La seconde : le parti qu’ils appellent de leurs vœux existe déjà, c’est Unser Land.

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