
La mobilité transfrontalière, le marché du travail et la protection de l’environnement étaient au programme de la réunion conjointe des conseils des ministres luxembourgeois et de Rhénanie-Palatinat. Mais ce sont les questions de fiscalité qui ont suscité le plus de commentaires.
Plusieurs communes de la région frontalière, dont la ville de Trèves, s’étaient adressées à la Ministre-Présidente afin de lui faire part des pertes fiscales qu'elles subissent pour les 47.000 Allemands qui viennent travailler au Luxembourg.
Forte de quatre millions d'habitants, la Rhénanie-Palatinat avait déjà fait pression auprès d'Angela Merkel pour qu'elle intervienne auprès du gouvernement luxembourgeois et le Conseil de l'Europe fait pression sur le Luxembourg.
La Ministre-Présidente Malu Dreyer s'est montrée moins vindicative que les maires des communes françaises et allemandes, insistant plutôt sur les aspects positifs de la coopération transfrontalière. La conférence presse de clôture s’est déroulée dans une atmosphère collégiale.
Le Premier ministre luxembourgeois est toutefois passé de l'allemand au luxembourgeois pour répondre aux questions sur cet aspect fiscal. "Je n’accepte pas que certaines personnes essaient de donner le sentiment que la région frontalière aurait à souffrir de la croissance luxembourgeoise. Nous créons des emplois, nous créons des transferts sociaux, nous créons des retraites, nous créons une dynamique dans la région qui est très importante. Voilà pourquoi, donner le sentiment que l'on souffre quand on a le Luxembourg pour voisin, est pour moi, inacceptable."
Comme il l'a déjà fait sur cette question, Xavier Bettel a rappelé que le Luxembourg préfère investir dans des infrastructures transfrontalières utiles pour les frontaliers et les Luxembourgeois: parkings d’accueil, réseau ferroviaire, autres infrastructures...
Il a notamment parlé des travaux sur la liaison ferroviaire entre Trèves et Igel, pour lesquels Luxembourg investit 8 millions d'euros.