Éducation au Luxembourg32° en moyenne dans les classes, "il faut agir" estime le syndicat des enseignants

Kevin Kayser
adapté pour RTL Infos
Peu après 9 heures ce vendredi, le syndicat a invité les enseignants de tout le pays à signaler la température qui régnait dans leurs salles de classe.
© QUENTIN TOP/Hans Lucas via AFP

De nombreuses communes et autorités scolaires avaient déjà annoncé à l’avance que ce vendredi, à l’instar de ce qui s’était déjà produit dans de nombreux endroits lundi et mercredi, la présence à l’école ne serait pas obligatoire pour les enfants. Une prise en charge, assurée par les enseignants presque partout, avait été mise en place. La raison était claire : avec des températures avoisinant les 40 degrés à l’extérieur, il est également difficile pour les enfants de se concentrer dans de nombreux établissements scolaires. Dans la plupart des endroits où la fréquentation scolaire n’était pas facultative, un programme alternatif avait été mis en place pour les enfants.

Le ministre de l’Éducation, Claude Meisch, a expliqué que les communes prenaient cette mesure car elles sont compétentes en matière d’établissements scolaires et sont mieux placées que son ministère pour évaluer la situation. Le ministre a fait valoir dans une interview accordée à RTL que le gouvernement ne souhaitait pas imposer cette mesure d’en haut, car cela aurait eu des répercussions sur l’ensemble du personnel local.

Et comme la compétence revient aux communes, les bâtiments et les établissements scolaires sont également équipés de manière très différente. Même pour les lycées, il faut faire la distinction entre un bâtiment récemment construit et un autre qui a déjà 100 ans. Toutes les écoles ne peuvent pas "se protéger aussi bien contre la chaleur".

Alors, quelle température dans les salles de classe ?

Afin d'avoir une idée de la température qui règne dans chacune des salles de classe du fondamental, le SEW, le Syndicat de l’Éducation et des Sciences de l’OGBL, a appelé vendredi matin ses membres à lui faire part de la température dans leurs salles de classe.

À 9h17, le message a été publié sur Facebook avec plusieurs questions, notamment la localisation de l'établissement et la température maximale, une liste qui proposait des réponses allant de "moins de 25°" à "37° et plus", avec un écart de 1 degré à chaque niveau. Des températures qui provenaient donc presque exclusivement d’enseignants qui les avaient mesurées dans leurs salles de classe.

Peu avant 17h, 967 enseignants avaient déjà communiqué leurs températures et le SEW affirme que "les chiffres parlent d’eux-mêmes". Avec une température moyenne de 32,21 degrés dans les salles de classe, la plupart d’entre elles "ne sont pas équipées pour garantir un environnement de travail sain et sûr à ces températures".

Pire encore, 81% des enseignants indiquent que les températures dans leurs salles de classe se situaient entre 30 et 35 degrés. Seules 11% des salles de classe affichaient une température inférieure à 30 degrés Celsius.

La demande est claire : "il est temps d’agir rapidement et d’équiper les écoles", car avec le changement climatique, il est évident que ce ne sera pas la dernière fois que le Luxembourg est confronté à de telles températures. Le SEW ne souhaite toutefois pas de "solutions de fortune" mais une action claire et tournée vers l’avenir".

La question avait déjà été portée à l'attention du ministère l'année dernière, et une réunion est désormais réclamée afin de travailler ensemble pour faire en sorte que "ce soit le dernier été où les élèves et le personnel doivent rester dans des salles de classe surchauffées". Ce sont là autant de revendications que le SEW a développées dans sa lettre ouverte du 22 juin 2026 adressée au ministre de l’Éducation, Claude Meisch.

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