
Voilà qui fait tâche. Membre pour deux ans du Conseil des Droits de l'Homme, le Luxembourg avait l'occasion de bien lancer son mandat.
Pendant dix jours, du 18 au 28 juillet, le pays devait accueillir le groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits humains. Devait, car le Luxembourg a demandé le report de cette visite très officielle, qui aurait été "la première visite d'un titulaire de mandat des procédures spéciales au Luxembourg". La rencontre devait notamment permettre "d'évaluer les efforts déployés pour identifier, prévenir et traiter les impacts négatifs des opérations commerciales sur les droits de l'Homme et l'environnement" au Luxembourg.
Dans un communiqué de presse paru sur leur site, les Nations unies ont confirmé avec un soupçon d'amertume que le Luxembourg avait demandé ce report "à la dernière minute". Le motif évoqué? Une "indisponibilité des fonctionnaires" luxembourgeois.
Après contact avec le ministère des Affaires étrangères, le journal Paperjam explique que la période des vacances et les absences dues au Covid n'ont pas permis de rassembler les personnes attendues.
Des discussions sont en cours pour "trouver des dates alternatives". La visite pourrait toutefois être reportée à une date lointaine "étant donné les engagements existants du Groupe de travail de visiter d'autres pays en 2022 et 2023".