Crèches au Luxembourg"Une professionnalisation du secteur était nécessaire", selon la FELSEA

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D'après Arthur Carvas, président de la Fédération luxembourgeoise des services d'éducation et d'accueil pour enfants (FELSEA), les fermetures de crèches ne sont pas intervenues du jour au lendemain. Il explique comment on a pu en arriver là.

Est-il devenu plus compliqué pour les crèches de remplir leur mission? La question se pose après que le ministère de l'Education ait retiré son agrément à 11 crèches au cours des quatre dernières années, dont trois il y a un mois. Le président de la FELSEA, Arthur Carvas, explique comment on en est arrivé là.

Les fermetures de crèche ne sont pas vraiment intervenues du jour au lendemain. Il a été annoncé il y a huit ans que les exploitants devraient être en conformité avec la nouvelle loi, précise Arthur Carvas. Il est question ici de la loi sur les agréments et les dispositions qui en relèvent, ce qui était déjà connu en 2013. Après un recours de la FELSEA, la loi est finalement entrée en vigueur en 2018.

"Dans cette loi, il y avait aussi une période transitoire, pour que chaque gestionnaire puisse se mettre en conformité", dit Arthur Carvas. Chaque gestionnaire avait jusqu'à la fin de l'année dernière pour soumettre un nouvel agrément. Mais tous ne l'ont pas fait. Il y a un mois, trois crèches d'un même gestionnaire ont dû fermer. Il s'agit des crèches "d'Butzestuff" à Gasperich et Belair, ainsi que de la crèche "Babillou" à Luxembourg-ville. 25 employés ont été licenciés, 100 enfants sont concernés.

Dans certaines structures, des enfants de 0 à 4 ans étaient pris en charge au deuxième étage. C'est un des points sur lesquels le ministère a décidé qu'il n'y aurait plus de dérogation, souligne Arthur Carvas. Cette décision a été prise pour la sécurité des enfants. En cas d'incendie, les enfants ne pourraient éventuellement pas être évacués assez vite s'ils sétaient au deuxième étage.

Les travaux d'aménagement nécessaires dans certains cas, peuvent évidemment impliquer un certain investissement. Le financement du secteur serait de toute façon un problème en soi, selon le président de la FELSEA. Depuis 2012, par exemple, il n'y a pas eu d'ajustement du montant de la prise en charge horaire. En plus, le secteur a dû endurer un certain nombre de changements ces dernières années: "En 2012, l'ITM, en 2013, cette nouvelle loi sur l'agrément, même si elle a seulement été appliquée en 2018. En 2016, une nouvelle loi sur la jeunesse. Ensuite, le ratio de nos éducateurs a été augmenté", énumère Arthur Carvas.

Tout cela a nécessité des ajustements. Les critères de qualité que le ministère de l'Éducation a élaborés, pour la plupart en collaboration avec la FELSEA, auraient néanmoins été nécessaires à la professionnalisation du secteur et ils seraient justes.

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