
Après l'index d'octobre, le prochain est sur le point de tomber. Alors que le Statec anticipait son déclenchement durant le 2e trimestre, les indicateurs économiques laissent envisager que ce sera le cas très rapidement.
L'indice des prix permettant de valider l'index est passé de 910,27 à 916,09 en février. L'indexation sera elle assurée une fois 918,17 atteints. Compte tenu du prix de l'énergie, et vu le rythme de l'inflation ces derniers mois, c'est une question de jours. Puis de mois, car un deuxième index pourrait encore se produire en fin d'année.
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Malgré ces temps incertains, le Statec a publié des projections macroéconomiques à moyen terme.
Selon le Statec, la croissance sera toujours là, même si elle diminuera progressivement, passant de 3,5% cette année à 4% en 2023, puis à 2,2% les trois années suivantes.
L'emploi, véritable force du Luxembourg, augmenterait de 2,6 à 2,3% au cours des quatre prochaines années. D'ici 2026, une augmentation de 70.000 emplois est attendue au Luxembourg. Le nombre de frontaliers passerait à 250.000, occupant plus de la moitié des nouveaux emplois créés. En 2026, le Grand-Duché devrait atteindre les 700.000 habitants.
Toujours selon le Statec, le chômage devrait rester stable autour de 4,5% jusqu'en 2026.
L'inflation est à un niveau élevé cette année avec 4,4%. Mais elle devrait se stabiliser autour de 1,4% dans les années qui viennent.
Il serait difficile de prévoir les conséquences macroéconomiques du conflit en Ukraine. Le Statec s'attend à ce que la Banque centrale européenne relève le taux directeur. Les bourses perdraient alors en dynamique, mais au final, le secteur financier profiterait de taux d'intérêt plus élevés.
Les finances publiques restent relativement en équilibre, avec une tendance à l'excédent, l'Etat profitant là surtout d'un marché du travail dynamique.
L'évolution du prix du pétrole est une grande inconnue. Il y a un an, le prix du baril était à 43 euros, il est aujourd'hui à plus de cent euros.