
Spécialisée dans la fabrication de revêtements de sol, l’entreprise Tarkett GDL a annoncé mercredi le licenciement sec de 126 de ses 562 salariés. Les syndicats OGBL et LCGB critiquent d’autant plus cette décision qu’un nouveau plan de maintien dans l’emploi avait été conclu le mois dernier avec la direction.
A l’issue de la réunion avec les syndicats ce jeudi matin, Georges Mischo a également déclaré que la manière dont Tarkett GDL a procédé, est inacceptable et que le dialogue social est sapé.
Le ministre veut maintenant tenter de le rétablir. Georges Mischo souhaite rencontrer dès mardi la direction de Tarkett GDL. Les syndicats sont déjà conviés à une réunion dès lundi. Ces derniers se disent prêts à discuter avec la direction de l’entreprise, mais pas pour négocier un plan social.
“Nous comprenons que la fermeture de la ligne suscite de l’incertitude et de l’émotion”, a répondu ce jeudi matin Jens Pfeffermann, directeur de Tarkett GDL, à RTL. Il assure que sera maintenu un “dialogue constructif avec les partenaires sociaux afin que les employés potentiellement concernés par cette réorganisation industrielle soient accompagnés de la meilleure manière possible”.
Avant de préciser que “la direction coopérera avec les autorités et reste à l’écoute des élus concernés pour travailler sur le futur du site Tarkett de Clervaux”.
Tarkett GDL a expliqué avoir mis en œuvre “depuis plusieurs mois une série de mesures pour préserver la pérennité de l’emploi sur le site de Clervaux, dont le renouvellement du Plan de maintien dans l’emploi” décidé le 29 février avec les partenaires sociaux.
Le directeur de la société assure que “toutes les options possibles” ont été étudiées, et qu’”un examen approfondi des capacités de production sur le marché des produits résilients hétérogènes (RHE) en Europe où la demande est en baisse depuis 2015” ont été pris en compte. Mais vu une surcapacité de sa production, l’entreprise “est récemment parvenue à la décision de réorganiser le site de Clervaux. Il ne s’agit pas d’une délocalisation de la ligne de production mais d’un rééquilibrage de notre segment RHE sur nos sites de production européens”.