Lundi de PâquesC'est le moment d'agrandir sa collection de "Péckvillercher" !

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Le lundi de Pâques est réputé pour attirer les amateurs de poterie luxembourgeoise lors du traditionnel "Emaischen" de Nospelt et de la capitale.
© Domingos Oliveira / RTL

Le Luxembourg a de nombreuses traditions, mais à moins que vous ne soyez pas de la région, vous avez probablement déjà entendu parler de l’Emaischen !

Chaque année, le lundi de Pâques, des potiers venus de tout le pays convergent vers la capitale et Nospelt pour vendre leurs traditionnels “Péckvillercher” (“Péckvillchen” au singulier),
pour l’Emaischen. Ces petits sifflets en faïence, en forme d’oiseau, étaient traditionnellement offerts entre amoureux et sont aujourd’hui plus largement partagés.

Origines

Les origines de cette tradition remontent aux années 1800. Après la messe traditionnelle du lundi de Pâques, les potiers organisaient un petit marché où ils vendaient des pots et des vases, mais aussi le Péckvillercher.

La première mention historique du nom Emaischen remonte au 3 avril 1827. Un commissaire de police avait demandé à la ville de déplacer le marché sur la place principale, car il était devenu trop grand pour l’espace situé devant l’église.

Depuis 1957, le festival Emaischen se déroule également à Nospelt, un petit village près de Capellen. Historiquement, nombre de potiers qui vendaient leurs céramiques étaient originaires de cette région.

L'Emaischen dans les années 50
Un film de 1958 sur la tradition de l’Emaischen célébrée chaque lundi de Pâques dans la vieille ville de Luxembourg, et à Nospelt.

Durant le week-end de Pâques, le village accueille un festival très spécial, qui combine diverses animations musicales au sein d’un marché coloré en plein air où les visiteurs peuvent trouver leurs Péckvillercher préférés ainsi que des spécialités culinaires locales.

Leur traditionnel “Emaischen Bal” attire régulièrement une foule nombreuse.

D’où vient le nom Emaischen ?

Emaischen est un diminutif d’Emmaüs, révélant ainsi les origines bibliques de cette tradition. Elle fait référence au récit d’Emmaüs dans l’Évangile de Luc, qui décrit deux hommes assistant à la résurrection de Jésus dans la ville d’Emmaüs et retrouvant instantanément l’espoir. Le lien entre cet héritage religieux et l’artisanat local provient de la réputation historique de Nospelt en tant que ville de potiers.

Une tradition luxembourgeoise ?

Bien que les Emaischen soient une tradition luxembourgeoise, les Péckvillecher se vendent dans le monde entier. Ils sont particulièrement appréciés en Asie et en Amérique du Sud. La particularité luxembourgeoise est qu’ils ne sont vendus qu’une fois par an, le lundi de Pâques.

Bien que les oiseaux existent dans toutes les couleurs, formes et tailles, certains modèles proposés sont exclusifs à l’édition de l’année. Les collectionneurs arrivent tôt le matin pour se procurer ces pièces exceptionnelles.

Pour en savoir plus, consultez les sites : emaischen.lu et vdl.lu

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