
Le chien de la députée socialiste a été récemment euthanasié. Peu après, une lettre écrite à la première personne du singulier est apparue sur les réseaux sociaux. Le chien y raconte qu'il n'aurait pas été malade et que sa maîtresse aurait voulu s'en débarrasser. Entre les lignes, il est suggéré dans la lettre que la propriétaire du chien est la député-maire de Sanem, Simone Asselborn-Bintz. Cette dernière nie clairement ces allégations.
"Nous avions effectivement un chien, qui n'avait malheureusement que trois ans. Il y a un mois, nous avons pris cette décision parce qu'il était malade. Nous avons travaillé avec des médecins et des coachs pendant un an et demi pour le remettre sur les rails, mais cela n'a pas fonctionné.Puis, il y a un mois, nous avons dû prendre la décision que nous ne pouvions pas le garder, qu'il était imprévisible, que nous ne pouvions plus prendre cette responsabilité, ni pour lui, ni pour nous. Cela a vraiment été une décision très difficile."
L'association de défense des droits des animaux "Give us a voice" a mis la lettre précitée en ligne. La publication a été partagée des centaines de fois et de nombreux commentaires ont été rédigés.
"C'est une expérience excessivement traumatisante de recevoir des menaces de mort. Quand quelqu'un vous dit: j'ai aussi une seringue, "Dites-moi où habite cette mégère et j'y vais." Je trouve cela extrêmement grave."
L'auteur de la lettre est inconnu, c'est pourquoi la députée a porté plainte contre X.
"Probablement qu'il s'agit de me détruire politiquement. Nous ignorons d'où vient cette lettre." Au vu des commentaires, la bourgmestre de Sanem envisage d'autres démarches judiciaires.
La députée est intervenue auprès de l'asbl via un avocat et le document a alors été rapidement retiré du net. Malgré tout, Simone Asselborn-Bintz a du mal à comprendre que cette lettre ait été publiée.
"Pour moi, il est incompréhensible de mettre en ligne une lettre anonyme, dont on ignore d'où elle vient, sans se demander ce que c'est vraiment, alors qu'on peut déjà déceler dans le titre qui elle vise."
Les responsables de "Give us a voice" n'ont pas souhaité faire plus de commentaires. Cette lettre leur aurait été transmise anonymement, mais ils l'auraient retirée d'internet, pour ne porter préjudice à personne.