Élections communales Une Belge se présente à Bertrange et "ce n'est pas facile"

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Julie Provost, architecte belge et mère de deux enfants, est candidate à Bertrange. Elle explique que s'impliquer dans la vie politique communale est chronophage et assez compliqué. Surtout quand on ne comprend pas le luxembourgeois.

"Ce n'est pas facile d'apprendre la langue en si peu de temps, avec toutes les contraintes de la vie", pose Julie Provost qui pense que cela freine peut-être l'élan de certains étrangers à se présenter aux élections communales.

L'architecte de 34 ans et maman de deux enfants est originaire de Belgique et s'est inscrite cette année aux élections communales à Bertrange pour le CSV: "On habitait à Bruxelles, on était très bien, puis quand on a eu notre première fille, d'une part on voulait se rapprocher de nos parents et d'une autre part en fait le Luxembourg était professionnellement quand même très intéressant aussi."

La jeune candidate s'est tout de suite sentie à l'aise à Bertrange, une commune dans laquelle selon elle, "il y a beaucoup d'éléments qui fonctionnent très bien", mais certains aspects du quotidien pourraient être améliorés: "tout ce qui touche à la voirie cyclable, qui paraît déjà quand même très développée, mais on manque quand même encore de facilités, surtout pour sortir du village pour connecter les communes entre elles."

"JE NE PARLE PAS, MAIS JE COMPRENDS" 

Après avoir réfléchi depuis plusieurs années à s'engager en politique, ce sont des amis qui lui ont présenté l'équipe locale du CSV: "j'étais invitée à participer à une des réunions et puis en fait j'ai découvert une équipe très soudée, très ouverte d'esprit, surtout envers les autres nationalités, parce que ce n'est pas évident, vu que je ne parle pas le luxembourgeois, mais je le comprends."

Il est important pour Julie Provost d'apprendre le luxembourgeois, surtout avec ses enfants qui sont scolarisés au Grand-Duché.

Elle admet éprouver un certain plaisir dans l'apprentissage d'une nouvelle langue, mais avec son planning bien chargé, ce n'est pas si évident: "d'une part j'aime bien apprendre d'autres langues, mais aujourd'hui avec le travail, les enfants, la famille, c'est quelque chose qui se fait moins rapidement que quand on était plus jeune".

Au quotidien à la maison ainsi que sur son lieu de travail, le luxembourgeois n'est clairement pas la langue véhiculaire, ce qui ne facilite évidemment pas son apprentissage, mais elle tente néanmoins de s'approprier cette nouvelle langue avec son chien.

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