
Mais cela reste du domaine de l'éventualité car tout reste tributaire de la livraison des doses de vaccin. C'est la raison pour laquelle le centre de LuxExpo ne sera probablement pas ouvert en permanence.
200.000 résidents luxembourgeois connaissent déjà la procédure: une fois dans le centre de vaccination, présenter son invitation et une pièce d'identité, se diriger vers une salle d'attente. Après quelques minutes, la personne est appelée dans une cabine dont elle ressort vaccinée.
Pour poursuivre encore plus rapidement la campagne de vaccination, après celui du Limpertsberg, un deuxième centre a été ouvert dans la capitale à LuxExpo au Kirchberg. Il s'ajoute à ceux d'Esch-sur-Alzette, d'Ettebruck, de Mondorf et du Findel. Luc Feller, Haut-commissaire à la protection nationale explique:
"Nous sommes simplement maintenant dans une situation où nous avons suffisamment de vaccins pour ouvrir un sixième centre de vaccination. C'est le cas pour cette semaine. Je ne vous cache pas le fait que la semaine prochaine, nous avons une semaine où nous recevrons moins de livraisons et où nous devrons utiliser les livraisons que nous obtiendrons pour faire la deuxième administration. Malheureusement, il y a eu également une livraison qui a été reportée d'une semaine, ce qui implique que nous devrons éventuellement fermer à nouveau ce centre la semaine prochaine pendant quelques jours."
En raison de l'investissement logistique élevé, cela ne vaudrait pas la peine de simplement réduire la capacité du centre, selon Luc Feller.
Une douzaine d'injections peuvent être pratiquées par heure et par cabine dans les centres de vaccination. Six files sont actuellement ouvertes à LuxExpo, mais 48 files sont disponibles. La capacité pourrait donc être portée à 42.000 injections par jour. Au niveau national, il serait même possible de parvenir à 114 files. Cela signifierait que près de 100 000 personnes pourraient être vaccinées par semaine. En ce moment, la limite d'âge des personnes vaccinées baisse lentement. Luc Feller:
"Nous invitons d'abord en fonction de l'âge. Nous en sommes actuellement aux 46-48 ans selon la région du pays. Ensuite nous avons la liste des volontaires pour l'Astrazeneca, où environ 33.000 personnes sont inscrites. Parmi elles, 19.500 ont reçu une invitation et sont en cours de vaccination. Enfin nous avons encore une liste pour les doses restantes, où figurent 23.000 personnes."
90.000 personnes environ ont déjà reçu leurs deux doses de vaccin. Le chiffre des patients en soins intensifs reste pourtant quasiment inchangé depuis fin mars, autour d'une trentaine. En revanche, le nombre de patients hospitalisés en soins normaux a fortement baissé.
Nous ne pourrons toutefois vraiment souffler que lorsque tous ceux qui souhaitent être vaccinés, auront reçu leur deuxième injection. Où en sommes-nous?
"Nous parlons de la première fois avant les vacances d'été, quand nous disons que le 15 juillet est notre objectif pour y parvenir. Si nous recevons les doses qui nous ont été promises, c'est réaliste. Mais il y a toujours le grand "si". Recevrons-nous les doses qui nous ont été promises? Si oui, nous parviendrons à vacciner les gens avec la première dose d'ici les vacances d'été."

Luc Feller et son équipe préparent déjà la prochaine campagne de vaccination. En décembre, on estime qu'il est possible qu'une troisième vaccination soit nécessaire contre le coronavirus. Que ce soit pour avoir une protection efficace contre les mutations du virus ou pour raviver le vaccin. Quel sera l'avenir? Nous l'ignorons encore au Luxembourg, comme dans le reste du monde.
Une troisième phase de vaccination est cependant déjà envisagée. Cette fois, les médecins traitants, notamment, devraient pouvoir être impliqués dans le processus de vaccination.
Si des vaccins sont disponibles, la population sera rapidement vaccinée, selon Luc Feller. Il reste juste à espérer qu'un nouveau vaccin ne sera pas nécessaire pour garantir une protection efficace.
Le reportage en langue luxembourgeoise: