
Selon ces éléments, les faiblesses de la gestion financière de l’ONG étaient connues avant le détournement de fonds. L’année dernière, Caritas avait chargé un consultant externe de revoir l’organisation du service financier afin de l’améliorer. Ce dernier a présenté ses recommandations, notamment la mise en place de procédures plus claires, en février. Quelques jours seulement après le premier transfert d’argent vers l’Espagne. Dans le rapport qui a été rédigé alors, les collaborateurs ont également exprimé des doutes sur les compétences et le style de leadership de la directrice financière, selon la Radio 100,7.
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Entre février et juillet 2024, plus de 100 virements de moins de 500.000 euros ont été effectués. Selon les procédures, ces documents ont dû être signés électroniquement par deux autres membres de la direction générale en plus de la directrice financière. La question demeure de savoir pourquoi le détournement n’a pas été remarqué.
Selon les informations de la Radio 100,7, la CSSF, la Commission de surveillance du secteur financier, s’est auto-saisie pour analyser le rôle des banques auprès desquelles la directrice financière a obtenu des lignes de crédit. Cette dernière affirmerait avoir été la cible de criminels extérieurs qui se sont fait passer pour le directeur général avec une fausse adresse mail.