Armes au LuxembourgUn projet de loi inquiète les chasseurs et les collectionneurs

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Les chasseurs, mais aussi les collectionneurs et les amateurs de tir sportif sont préoccupés par le projet de loi sur les armes et munitions.
© AFP

Le projet de loi sur les armes et munitions a accumulé 19 oppositions formelles dans l'avis rendu par le Conseil d'Etat. La Fédération Luxembourgeoise de Tir aux Armes Sportives (FLTAS) et la Société des collectionneurs d'armes Lëtzebuerg (SCAL) voient ainsi leurs craintes confirmées. Ces derniers jours, les deux associations ont rencontré certains partis politiques afin de discuter de leurs préoccupations.

LE LUXEMBOURG IRAIT TROP LOIN

Aucune association n'a de problème avec le fait que la directive européenne pour une meilleure protection contre le terrorisme, soit transposée en droit luxembourgeois, mais le Grand-Duché irait trop loin.

Pit Kaiser, membre du SCAL considère que la vieille loi de 1983 est bonne et qu'on aurait pu y inclure certains points de la directive.
Il se réjouit que les associations soient enfin écoutées. Tout comme Mil Manderscheid, le directeur technique de la FLTAS, qui rappelle les problèmes qu'entraîne, selon lui, le projet de loi : "Que les fusils militaires, les armes semi-automatiques tombent dans la catégorie A, que les armes automatiques soient complètement interdites, que certaines sortes de munitions soient interdites. Un autre problème est qu'aucune arme ne puisse plus être transportée sur la voie publique la nuit, entre 23h et 5h."

Les collectionneurs d'armes veulent notamment éviter que leurs armes historiques doivent être neutralisées, un point que le Conseil d'Etat reprenait aussi dans son avis en se demandant si c'était nécessaire.

DE GRANDES ATTENTES

Ces jours-ci, les différentes associations concernées ont parlé de leurs préoccupations avec plusieurs partis politiques: déi Gréngen, le LSAP et le DP, comme l'explique Pit Kaiser:

"Le premier entretien n'a pas été mauvais, mais nous avons eu ensuite le sentiment que les armes n'avaient plus de place dans notre société. Avec les deux autres partis, nous avons été très satisfaits, ils nous ont vraiment écoutés et soutenus dans cette idée de conserver des pièces de collection plutôt que de les détruite."

Après ces entretiens et l'avis du Conseil d'Etat, les attentes sont grandes. "Je pense que le projet ne peux pas passer tel qu'il est écrit maintenant et ce n'est pas seulement pour les collectionneurs, mais aussi pour d'autres, comme les armuriers et les amateurs de tir sportif, que ces points doivent être remaniés, que les gens puissent au moins vivre avec. La directive doit être transposée, mais elle permet aussi des exceptions. Notre attente est qu'on travaille davantage là-dessus."

Les associations ont aussi demandé une entrevue au CSV, entre autres, mais elles n'ont pas encore obtenu de rendez-vous.

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