
On dit souvent que le logement est une "cause nationale", la "priorité numéro 1" au Luxembourg. Pourtant, ce secteur traîne les mêmes boulets depuis dix ans, constate la Fondation Idea.
Car déjà en 2010, des études du Statec avaient tirées la sonnette d'alarme: "le nombre de logements achevés dans le pays chaque année était -compte tenu de l’accroissement du nombre de ménages privés- en dessous de la demande potentielle".
Hélas, dix ans plus tard, le constat reste le même, rappelle la Fondation: la construction de nouveaux logements est toujours en retard par rapport à la demande. Par contre, s'il y a bien une chose qui a augmenté, ce sont les prix immobiliers!
Ces prix immobiliers, "qui font office de baromètre de la préoccupation immobilière de la population, ont augmenté de 56% entre 2010 et 2019 alors que l’indice des prix de la construction ne progressait «que» de 19% et le revenu médian que de 35%." Une évolution qui fait donc surtout les affaires des propriétaires, tandis que les primo-accédants et les locataires doivent mettre toujours plus la main au portefeuille.
La Fondation Idea donne d'ailleurs un exemple qui illustre bien cette tendance: "Si en 2010 un appartement de 50 m2 coûtait 11 années de salaire minimum, il fallait compter 14.5 années en 2019 pour pouvoir acquérir le même bien."

Malgré cela, l'adage "Le Luxembourg est un pays de propriétaires" est toujours valable, puisque "le taux de ménages propriétaires s’est maintenu autour des 70% grâce à un environnement de taux bas et à des dépenses publiques qui agissent en soutien de la demande" conclut la Fondation.