SantéUn manque d'accès au soin pour plus de 800 personnes au Luxembourg

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Médecins du Monde présente son rapport 2018 et appelle à la mise en place de la Couverture sanitaire universelle (CSU) au Luxembourg.
Photo d'illustration
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© AFP

Si, dans la chanson, la misère "est moins pénibe au soleil", elle est intolérable dans un pays aussi riche que Luxembourg. Pourtant, la couverture des soins de santé ne s’étend pas à la totalité de la population, selon le constat de Médecins du monde.

En effet, le système de soins de santé dit "classique" n’est pas forcément accessible aux personnes en situation de grande vulnérabilité comme les personnes sans abri, les populations migrantes, les personnes ayant des comportements à risque (travailleurs du sexe ou consommateurs de drogues) ou encore les personnes ayant une carte de sécurité sociale, mais en grande précarité.

Ainsi, près de 1.800 personnes vulnérables ont été soignées en 3 ans par l'association, dont 815 en 2018. Un chiffre qui connaît une croissance chaque année étant passé de 620 en 2016 à 784 en 2017.

En 2018, 68 % des personnes venues consulter le faisaient pour la première fois
et n’avaient jamais fait appel aux services de Médecins du monde les années précédentes. Les personnes soignées par Médecins du Monde sont avant tout des hommes (81%), mal logés – seuls 14% avaient un logement personnel – et vivant sous le seuil de pauvreté (93%). A Esch-sur-Alzette, les femmes ont représenté 40% des personnes soignées. 35 enfants ont été pris en charge au cours de l’année 2018.

Depuis le début de cette année, Médecins du Monde a offert 1.537 consultations de soins, un chiffre également en augmentation par rapport à 2018. "La prise en charge médicale des personnes pauvres ou sans adresse au Luxembourg doit être rendue possible par la mise en place de la Couverture Sanitaire Universelle", plaide le Dr Jean Bottu, président de Médecins du Monde Luxembourg.

Une personne sur trois souffre de pathologies chroniques, telles que diabète, asthme, épilepsie, hypertension artérielle, pathologies psychiatriques, ainsi que toxicomanies et autres dépendantes.

Les barrières à l’accès aux soins empêchent les personnes démunies de se soigner de façon préventive et font qu’elles vont attendre que leur situation de santé se dégrade pour avoir accès à des soins en urgence.

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