
Nous investissons dans des entreprises qui tentent de développer un médicament "capable d'arrêter ou du moins de ralentir la progression de la démence", par exemple pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer ou de la maladie de Parkinson, a expliqué mardi Christian Jung sur RTL. Il est biologiste moléculaire et depuis 2019 associé dans une société de capital risque, Dementia Discovery Fund, à Londres. Entretemps, ils ont réuni près d'un demi-milliard investi dans la recherche. Huit des dix plus grands groupes pharmaceutiques ou des personnalités telles que Bill Gates, comptent parmi les investisseurs.
"Il n'existe pas encore actuellement de médicament contre la démence.Si nous n'en trouvons pas, nos systèmes de santé seront submergés d'ici 2050 au plus tard", selon le biologiste moléculaire. Aujourd'hui déjà, "plus de 1,3 billion de dollars seraient utilisés chaque année, rien que pour traiter les patients atteints de démence." Il s'agirait surtout du coup des soins. 1,3 billion serait un montant supérieur que l'ensemble de tous les autres médicaments prescrits, qui se chiffrent à un billion de dollars. L'OMS, l'Organisation mondiale de la Santé, a déjà attiré l'attention sur cette urgence, explique Christian Jung.
Pendant longtemps, les sociétés pharmaceutiques ont essayé de trouver un médicament. Mais cela n'aurait pas été un succès. Nous ne sommes pas des banques, mais des scientifiques et nous essayons de créer de nouvelles entreprises avec nos connaissances, ajoute Christian Jung.
"Avec le premier fonds, nous avons investi dans 18 sociétés, dont neuf que avons créées nous-mêmes." Celles-ci auraient développé 45 nouveaux programmes contre la démence, dont huit seraient déjà en phase clinique, c'est-à-dire testés sur des humains. "Avec le nouveau fonds, nous allons encore créer 12 à 15 autres entreprises."
Il serait réaliste de s'attendre à ce que "dans les cinq à dix prochaines années, beaucoup de choses arrivent", d'après Christian Jung. "Et cela parce que nous comprendrions de mieux en mieux la biologie. Il y aurait toujours de nouvelles technologies" et une de leurs sociétés aurait développé une technologie qui aurait encore été inimaginable il y a deux ans. Il y a de l'espoir, selon le biologiste moléculaire.