Après un incident à SchrassigUn équipement mieux adapté à la sécurité des agents pénitentiaires

RTL Infos
Après un récent incident survenu à la prison de Schrassig, les conditions de travail des surveillants pénitentiaires ont été abordées à la Chambre des députés mercredi matin.

Le député ADR Fernand Kartheiser voulait apprendre de la ministre de la Justice, Sam Tanson, ce qui était réalisé pour la sécurité, la formation et la carrière des agents pénitentiaires, après un récent incident survenu à Schrassig, au cours duquel plusieurs surveillants avaient été blessés. Dans ce contexte, des détails auraient été fournis sur la situation au centre pénitentiaire, qui devraient inquiéter, selon Fernand Kartheiser.

"Que la prison serait surpeuplée et aussi trop chaude maintenant en été, qu'elle est surchauffée et qu'il y a plus souvent des rébellions en prison. Les récentes manifestations de violence contre les agents, particulièrement l'agression du 29 juin, s'expliqueraient apparemment en partie également par un manque aigu de personnel. Vous voyez déjà un certain nombre de questions dans mon introduction, de la prison surchauffée au manque de personnel. Et nous entendons aussi que les gardiens se plaignent qu'ils ne sont pas suffisamment informés des menaces contre eux-mêmes ou des membres de leur famille."

A lire aussi: Surchauffe à Schrassig: "La prison est surpeuplée à l'extrême et très étouffante", selon Samir Djennas

La sécurité des agents pénitentiaires serait prise très au sérieux, selon la ministre de la Justice, et il serait envisagé de les équiper différemment.

"Ils ont déjà du matériel, mais le fait est que tout cela est maintenant envisagé dans le cadre de la self defense, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'appliquer la violence proactive, il s'agit qu'ils puissent se défendre au mieux, si cela est nécessaire. Et nous ne devons pas caricaturer cette situation, il y a bien eu un incident, mais ce n'est quand même pas comme si c'était tout le temps le cas, car nous misons sur un travail plus posé, mais ils doivent pouvoir agir s'il y a des situations de crise, et là, il y a une hiérarchie qui est prévue avec menottes, matraques et aussi gaz lacrymogène, qui peut être utilisé."

En ce qui concerne le manque de personnel, la procédure de recrutement aurait effectivement été freinée par la pandémie ces deux dernières années, car moins de stagiaires auraient pu être formés en même temps, selon Sam Tanson. Depuis 2018, 206 agents pénitentiaires auraient été recrutés, de sorte qu'il y aurait à présent 442,6 équivalents temps plein. Une douzaine de gardiens seraient actuellement en arrêt maladie longue durée, 19 sont détachés à l'Unisec à Dreiborn et il y aurait toujours des absences dues au coronavirus.

Back to Top
CIM LOGO