
C'est une sordide affaire criminelle remontant à 2014, et qui remonte à la surface à la faveur d'une avancée judiciaire : une personne a récemment été présentée devant le juge d’instruction compétent et inculpée du chef de parricide avec préméditation moyennant empoisonnement.
Les faits, explique le Parquet ce jeudi matin dans un communiqué, "concernent le décès d’une femme âgée de 56 ans au moment des faits, dont le corps sans vie avait été découvert dans la nuit du 26 au 27 août 2014 dans la baignoire de son appartement situé à Bereldange."
À la suite d’éléments découverts dans le cadre d’une autre enquête, une instruction judiciaire a été ouverte au mois de janvier 2018. Celle-ci a fait l’objet, au fil des années, "d’investigations particulièrement approfondies et complexes conduites par les autorités judiciaires compétentes" et exécutées notamment par les enquêteurs spécialisés de l’Inspection générale de la police.
Et ce n'est que l'an passé que les investigations ont progressé sous la régie d’un juge d’instruction "qui a permis l’apparition d’éléments et charges jugés suffisamment graves et concordants pour justifier la présentation récente du fils de la défunte devant le magistrat instructeur."
Le juge d’instruction a procédé à son inculpation du chef de "parricide avec préméditation moyennant empoisonnement" et a décerné à son encontre un mandat de dépôt.
Le parquet précise que l’inculpé purge déjà actuellement une peine de réclusion criminelle à perpétuité prononcée antérieurement du chef d’assassinat commis moyennant empoisonnement sur la personne de sa sœur ainsi que de l’époux de celle-ci.
"L’évolution de ce dossier illustre l’importance du travail de fond mené dans certaines affaires criminelles non élucidées. Le temps écoulé ne constitue pas toujours un obstacle à la poursuite des investigations lorsque subsistent des interrogations graves autour de faits criminels particulièrement sensibles", rappelle le Parquet.
Ce dernier souligne "que les autorités judiciaires et les services d’enquête demeurent mobilisés dans ce type de dossiers, même de nombreuses années après les faits, lorsque des recoupements ou des analyses complémentaires sont susceptibles de faire progresser la manifestation de la vérité."
L’information judiciaire se poursuit actuellement sous l’autorité du juge d’instruction compétent.
Le parquet rappelle enfin que "toute personne mise en cause dans une procédure pénale bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive".