
En effet, au Bretzelsonndeg un homme offre un des délices pâtissiers à sa bien-aimée comme gage de ses sentiments. Si tout va bien, il reçoit d'elle des oeufs à Pâques.
Dans le cas contraire, il se voit remettre un panier vide, d'où l’expression luxembourgeoise De Kuerf kréien, qui se traduit par "recevoir un panier" et signifie qu'on a été largué.
Dans les années bissextiles, la tradition est inversée: ce sont alors les femmes qui offrent le bretzel.
L'achat de ces fameuses pâtisseries est également chamboulé cette année, le tout se fait à l'aide de masques, de gants et en respectant la distance minimale de sécurité hygiénique.
Une vente spéciale à l'extérieur a ainsi été organisée par l'établissement de Duarte à Junglinster afin de faire vivre la tradition, malgré la situation que nous connaissons.
Cette coutume était surtout célébrée dans les villages le long de la Sûre et de la Moselle jusqu'à la moitié du 20e siècle. Certains villageois employaient d'ailleurs plutôt le mot "Bratzel" au lieu de "Bretzel".
Depuis, la tradition s'est répandue sur tout le territoire et bénéficie même d'une petite parade dans la capitale.