
Au restaurant, à l'école, avant de monter dans l'avion,... le dépistage rapide fait partie de la stratégie gouvernementale pour enrayer la progression de la pandémie en attendant que l'immunité collective casse définitivement la chaîne de transmission. Un mode de test qui se répend. Depuis ce lundi, les premiers résidents et frontaliers ont également pu s'autotester sur leur lieu de travail grâce aux tests rapides fournis par le ministère du Travail.
Son objectif: permettre à 475.000 salariés de se tester volontairement, deux fois par semaine, durant six semaines au travail. Son défi: distribuer 5,7 millions de tests rapides en douze jours aux près de 76.000 entreprises de moins de 500 salariés que compte le Luxembourg. Les plus grandes, sont livrées directement.
La campagne de distribution a démarré ce lundi dans quatre centres dédiés pour couvrir tout le pays: à Bertrange (à côté de la salle de concert de l'Arca) à Soleuvre (salle Artikuss), à Diekirch (dans la zone industrielle de Zano) et à Grevenmacher (sur le site "Op Flohr").
Pour relever le défi, chaque centre doit accueillir 1.600 représentants d'entreprises, mais aussi des particuliers qui embauche du personnel, chaque jour. "Pour éviter le risque d'embouteillage, une partie des invitations est valable pour la plage horaire du matin (7h30-12h) et l'autre pour celle de l'après-midi (de 12h à 18h)", explique Tom Oswald, coordinateur général au ministère du Travail.
L'inconnue étant évidemment l'adhésion générale à la nouvelle campagne. Il n'y avait pas foule ce lundi matin du côté de Bertrange où est établi le centre de distribution pour la capitale et ses environs. La mécanique est huilée et il faut moins d'une poignée de minutes aux entrepreneurs pour récupérer les boîtes de tests.
"Il faut 12 tests par salarié. On fait les calculs mais les boîtes qui contiennent 20 tests ne sont pas ouvertes. De sorte que quelqu'un qui a 2 salariés par exemple, repart avec deux boîtes", assure Tom Oswald.
Seule condition: disposer de l'invitation officielle du ministère. "Ce matin on a renvoyé une personne qui avait juste une photo de l'invitation sur son téléphone portable. Mais il faut le bon papier pour récupérer les tests. Grâce au scanner du code-barre le système reconnaît que les tests ont été récupérés", explique Claude Tremont, chef du centre de distribution à Bertrange.
"Notre objectif est que les tests soient distribués et utilisés. On a une certaine flexibilité et on ne dira pas aux gens de faire demi-tour", assure Tom Oswald. Excepté si le demandeur tend une invitation valable pour une autre région du pays. Il sera alors redirigé avers un le centre de distribution de sa zone géographique.
Il arrive qu'une personne dirige plusieurs entreprises et reçoive à ce titre plusieurs convocations. dans ce cas "elle peut venir chercher tous les test en même temps", assure le coordinateur général au ministère du Travail.
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