
Onze mois après, de nombreuses victimes et de nombreux témoins de la tornade qui a ravagé Pétange et Bascharage ne se sont pas encore remis de la catastrophe.
La force destructrice du tourbillon, dont les vents ont atteints 130 km/h, a arraché toits, arbres et lignes à haute tension.
À ce jour, les compagnies d'assurances estiment à 60 millions d'euros le coût du préjudice. Mais les dégâts ne sont pas que matériels: plusieurs personnes ont été blessées cet après-midi du 9 août. Parmi les deux blessés graves, il y a Ramona Schuster Goerres.

Au moment du drame, Ramona était sortie faire des courses et attendait le bus à Bascharage. "Ce jour-là, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment" témoigne-t-elle.
"Tout est devenu très sombre , le vent s’est levé et j’ai regardé tout autour de moi d’où ça venait. Je n’avais pas encore vu que c’était une tornade et je ne l’ai vu qu’après, quand elle était passée. La paroi derrière moi a explosé (…), c’est là que j’ai eu les tendons de la main sectionnés et (des blessures, ndlr) sur le côté de la jambe. Il y avait beaucoup de verre et je me suis retrouvée de l’autre côté (de la rue, ndlr)."
Sa jambe a été brisée en 26 endroits, les tendons de sa main ont été sectionnés. Pendant longtemps, elle-même ne savait pas si elle pourrait à nouveau se déplacer sans assistance.
Après quatre opérations, trois mois d'hôpital, le fauteuil roulant, le déambulateur et les béquilles, elle peut aujourd'hui marcher avec une attelle, grâce à une longue rééducation. Elle doit cependant rester prudente, car d'autres opérations sont prévues.
Surtout, elle a dû affronter une autre - triste - réalité liée à l'événement: lorsqu'elle était allongée au milieu de la rue, des passants l'ont détroussé et sont partis avec ses effets personnels. "Trois hommes sont arrivés et ils ont pris tout ce qu’il y avait dans mon sac..."
Malgré tout, elle ne veut pas se laisser abattre: "Tenir bon, continuer. Renoncer n'est pas une option!" clame-t-elle. "Je vais bien maintenant."
L'intégralité de son témoignage dans le reportage (en luxembourgeois) du Magazin: