
Le député LSAP Dan Biancalana avait demandé une heure d'actualité sur le sujet. Dans les interventions, il a été question de stéréotypes, d'aspirations professionnelles et de la présence de femmes à des postes clés. Des revendications maintes fois répétées.
Après une trentaine de minutes de discussions sur la problématique de l'égalité des droits entre les sexes, Chantal Gary a été la première femme à s'exprimer.
La députée verte a abordé la question des places manquantes dans les foyers pour femmes et pour hommes. Selon les statistiques, cependant, la violence et les abus sexuels touchent principalement les femmes. Chantal Gary s'est référée à des statistiques concrètes:
"Le chiffre noir dit qu'une femme sur trois est victime de violences dans sa vie. Il faut supposer que les violences conjugales ont augmenté pendant la pandémie. Un autre chiffre effrayant: la police intervient en moyenne deux fois par jour au Grand-Duché pour des cas de violences domestiques. Selon une récente étude de l'OGBL, 46% des femmes interrogées ont reconnu avoir déjà été victimes de sexisme et 19% de harcèlement sexuel."
Au niveau du choix professionnel, on verrait qu'il y a encore des métiers typiquement féminins ou typiquement masculins. Une problématique que le député ADR Jeff Engelen n'a pas voulu reconnaître.
Le député des Piraten Marc Goergen a considéré de manière critique le fait que dans des secteurs spécifiques, tels que la religion, il ne soit pas possible que des femmes exercent les mêmes professions que les hommes:
"Je ne peux tout simplement pas être d'accord avec la façon dont les religions et l'Église catholique traitent les femmes. Nous vivons aujourd'hui dans une société qui dit qu'une femme ne peut pas devenir prêtre. Mais c'est en fait un tabou actuellement de changer ou de thématiser cela."
Les droits des femmes devraient également être abordés en politique étrangère, quand ils ne sont pas respectés dans les pays partenaires.
Il faut s'attaquer aux problèmes à la racine, a déclaré la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Taina Bofferding, lors de son intervention. C'est pourquoi elle veut surtout agir contre les stéréotypes:
"Car le problème des stéréotypes, des clichés et des préjugés, c'est qu'ils sont souvent injustes, qu'ils conduisent à des jugements injustes et surtout qu'ils briment [les femmes]."
Le télétravail ne serait pas une solution pour mieux concilier travail et famille. Cela retomberait souvent sur les femmes, qui auraient alors quasiment deux tâches en parallèle. De telles problématiques ne devraient pas être uniquement abordées le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, il faudrait créer une prise de conscience plus générale.
Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: