
Négligence, faiblesse ou insouciance? C'est ce que va essayer de déterminer le juge dans cette affaire qui oppose une jeune femme à un octogénaire dont le chien n'en est pas à sa première offense.
Le 17 mai 2017, le Jack Russell de l'accusé a attaqué un des chiens de la victime dans le parc de Mersch. Alarmée, la jeune femme a tenté de le faire lâcher prise avant de se faire mordre à son tour.
"Lorsque j'ai essayé de retenir son Jack Russell, sa seule réaction a été de me dire de lâcher son chien" a-t-elle déclaré ce matin au juge. Ce faisant, elle a exhibé les cicatrices qui lui sont restées à l'avant-bras gauche.
"Des éraflures" d'après l'accusé. Réaction à laquelle le juge a répondu en martelant "des éraflures restent des blessures monsieur!"
La jeune femme et son chien ont tous deux fait l'objet de traitements après avoir été mordus. La première a du porter un plâtre pendant trois jours et être vaccinée et le second, en état de choc, a été traité par un vétérinaire.
Interrogé au sujet de cet incident, l'homme a maintenu que son chien n'avait jamais mordu qui que ce soit auparavant et s'est dit apte à tenir son chien en laisse.
Une défense qui n'a pas tenu la route face au juge et pour cause: l'accusé avait été condamné pour des faits similaires au mois d'avril 2017 et n'avait, dans les deux cas, pas son chien en laisse.
Forte de ces arguments, la Procureure d'Etat a soutenu que l'accusé "n'avait pas appris la leçon" et que "la condamnation de l'époque n'avait pas eu l'effet escompté".
Elle a donc demandé à ce que celui-ci soit condamné à une peine d'emprisonnement de deux mois avec sursis probatoire couplée à une obligation de suivre des cours de dressage avec son chien.
Pour sa part, la victime a demandé à ce qu'on lui rembourse les frais de vétérinaires et des dommages et intérêts chiffrés à 300 euros.
Le jugement tombera le 7 mars prochain.