
Nous sommes à Remerschen, dans les vignobles du domaine Sunnen-Hoffmann. Ces dernières semaines, le soleil a fortement tapé ici aussi, mais dans les vignobles plus anciens, la chaleur n’a pas freiné la croissance des raisins, car les racines s’enfoncent profondément dans le sol et peuvent encore y puiser suffisamment d’eau. Pour les vignes plus jeunes, la situation est légèrement différente : les raisins y sont déjà davantage soumis au stress. Comme nous l’explique la jeune vigneronne Marie Kox, le plus important lors de telles vagues de chaleur est de surveiller le sol.
"Il faut vraiment veiller à ce que le sol soit bien riche en nutriments et surtout perméable, afin qu’il puisse stocker l’eau lorsqu’il pleut, pour que les racines puissent justement s’enfoncer en profondeur."
Étant donné qu’il a déjà fait aussi chaud en ce début d’été, on peut également s’attendre cette année à ce que les raisins mûrissent plus tôt.

" On peut dire que nous sommes vraiment dans une année très précoce. Cela signifie que nous commencerons à nouveau les vendanges tôt, comme l’an dernier, par exemple, nous avions déjà commencé à vendanger le 26 août. Il semble que ce sera pareil cette année. Mais comme je l’ai dit, il reste encore un mois et demi, et beaucoup de choses peuvent encore se passer."
Nous sommes d’ores et déjà certains que cela ne se limitera pas à cet épisode de canicule. Il existe cependant toute une série de stratégies, comme par exemple le recours à des porte-greffes plus résistants pour les nouvelles plantations.
Marie Kox et sa famille produisent du vin biologique depuis 25 ans. Une décision qui, aujourd’hui encore, se révèle pleinement confirmée.
"Nous sommes vraiment très satisfaits de cette situation et nous continuerons vraiment à travailler dans cette direction, car nous travaillons avec la nature, nous travaillons pour la nature. Nous dépendons de la nature, ce qui signifie que nous devons vraiment veiller à préserver cet équilibre et à renforcer le sol, afin de mettre en place un système véritablement cohérent."
Il s’agit en effet d’une interaction entre la nature, les vignes et le vigneron, qu'il faut considérer comme un tout, selon Marie Kox.
