
L'an passé, près d'un million de personnes dans le monde, ou l'équivalent de 2.600 personnes "par jour" en moyenne, ont vu la valeur de leur patrimoine atteindre la barre du million de dollars, entre leurs actifs financiers et immobiliers, selon les estimations du géant suisse de la gestion de fortune.
Les États-Unis ont représenté près de la moitié de ces nouveaux millionnaires, précise la banque, "avec plus de 440.000 personnes supplémentaires", suivis par la Chine continentale, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France.
UBS réalise chaque année un rapport sur la richesse au niveau mondial, intitulé le "Global wealth report", qui évalue l'évolution du patrimoine des ménages. Il porte sur l'ensemble de leurs actifs financiers et non-financiers (principalement l'immobilier), moins leurs dettes. Pour faciliter les comparaisons d'un pays à l'autre, la valeur des actifs est convertie en dollars.

D'après cette étude, qui s'appuie sur un échantillon de 56 pays, la richesse personnelle, tous niveaux de patrimoine confondus, a grimpé de 10,8% en 2025, progressant "à son rythme le plus rapide depuis 2017", indique la banque. Cette hausse s'explique par "la vigueur des marchés financiers" et "l'augmentation des actifs non-financiers", ajoute UBS, qui note cependant que "les gains ont été inégaux", "selon les régions et les segments de richesse".
"La croissance a été particulièrement forte dans les segments de richesse supérieurs à 5 millions de dollars", souligne la banque.
Mais "être millionnaire en dollars ne signifie pas avoir un million à la banque ou dans un portefeuille d'investissement", précise l'étude, le logement principal représentant le plus gros actif de la plupart des ménages. Ce qui explique certainement pourquoi le Luxembourg, le pays où l'immobilier atteint des sommets, figure en bonne place dans ce classement.

La Suisse arrive en haut de classement, avec un patrimoine moyen par adulte de 910.382 dollars, suivi par les Etats-Unis (696.277 dollars) et le Luxembourg (654.732 dollars). La France se classe au 15ème rang avec un patrimoine moyen de 341.359 dollars, derrière l'Allemagne (346.613 dollars) mais devant Taïwan (332.533 dollars).
UBS estime également le nombre de millionnaires en dollars par pays. Dans le top 3, on compte les États-Unis (près de 23.627.000 millionnaires), suivi de la Chine (5.305.000) et du Japon (2.902.000). L'Allemagne arrive en 4e position (2.648.000), la France en 6e (2.388.000), la Belgique en 16e (556.000), et le Luxembourg en 30e avec près de 85.000 millionnaires.
Mais cette 30e place cache une autre réalité : sachant qu'au 1er janvier 2025, le Grand-Duché de Luxembourg comptait près de 680.000 habitants, cela signifie que près d'1 personne sur 10 (12%) sont millionnaires au Luxembourg. Et si on se base sur la seule population adulte, le Luxembourg est même en haut du podium : "L'année dernière, nous avions souligné que plus d'un adulte sur sept était millionnaire en dollars au Luxembourg et en Suisse. En réalité, au Luxembourg, ce ratio est plus proche d'un sur six" à la fin 2025 écrit UBS, soit le record du monde, devant la Suisse et Hong Kong.
Et le Luxembourg bat un autre record, celui de la part de la population adulte disposant d’un patrimoine supérieur à 100 000 dollars : plus de 70% des résidents sont dans ce cas (devant l'Australie et la Belgique).
Une étude publiée en début de mois par Capgemini constatait également que le nombre de millionnaires dans le monde et leur fortune ont continué de croître en 2025 pour atteindre des nouveaux records. Après un déclin en 2024, l'Europe a vu en 2025 le nombre de millionnaires progresser de 6,5%, et de 13,5% au Luxembourg.
"Le nombre de millionnaires sur un marché donné ne reflète pas toujours la taille de ce dernier, sa puissance économique, ni même le niveau moyen de richesse par habitant. Cela dépend en grande partie de facteurs sans rapport avec la puissance économique, tels que l’accession à la propriété, l’épargne-retraite privée et l’existence d’incitations fiscales à l’épargne et à l’investissement. En d’autres termes, cela peut dépendre de la culture d’investissement qui prévaut" écrit encore UBS. Il faut croire que le Luxembourg a trouvé la bonne formule !
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