Tribunal de DiekirchSix mois de prison, avec sursis éventuel, requis dans une affaire de maltraitance animale

RTL Infos
Un homme est poursuivi pour avoir, en septembre 2017 à Moersdorf, empoisonné le chien de sa voisine avec de la mort-aux-rats.

Six mois d'emprisonnement, avec un sursis seulement éventuel, parce que l'accusé ne regrette rien, ou des travaux d'intérêt général: voilà ce qu'a requis le représentant du Parquet lundi au Tribunal de Diekirch à l'encontre d'un homme de 64 ans dans une affaire de maltraitance animale. Il a en outre réclamé une amende de 5.000 euros et l'interdiction de posséder un animal pendant cinq ans.

Un chiot de dix mois

L'homme a comparu pour avoir, en septembre 2017 à Moersdorf, empoisonné le chiot âgé de dix mois de sa voisine avec de la mort-aux-rats. Le chien aurait sans arrêt grimpé sur le toit de sa grange pour y faire sa "grosse commission", ce qui ne plaisait pas à l'accusé.

Ce qui l'avait amené à penser qu'il devait mettre un terme à la vie du chien, a souligné le représentant du Parquet. L'animal n'était pas mort sur le coup, son agonie avait été longue. Le chiot n'avait pas pu résister à l'appât de viande préparé avec de la mort-aux-rats et l'homme en avait été sûr à 100%. Il avait tué l'animal intentionnellement, il l'avait annoncé au préalable et il avait même dit: "Il est bien crevé!“ L'accusé avait agi de manière inhumaine et il venait tout à coup avec une explication absconse de rats.

"Il est bien crevé"

Un voisin avait déclaré sur procès-verbal que le prévenu lui avait une fois dit qu'il avait empoisonné le chien et que celui-ci était "bien crevé". L'accusé a aussi expliqué que chacun devait rester sur son terrain et respecter les règles. Le chien n'avait rien à faire chez lui. Quand le Président de la Cour lui a demandé s'il avait préparé l'appât pour attirer le chiot, l'accusé a déclaré qu'il ne devait pas s'accabler, mais qu'il n'était pas un ennemi des animaux pour autant.

En début de séance, un toxicologue du Laboratoire national avait déclaré que le chien avait été attiré avec une sorte de viande hachée à laquelle avait été mélangée de la mort-aux-rats. En décembre 2017, lors de l'autopsie du cadavre de l'animal, des traces de ce poison avaient été retrouvées dans son sang. Le poison était présent en quantité suffisante pour que la bête meure, selon l'expert. La propriétaire du chiot décédé a demandé 900 euros de dommages et intérêts.

Le Tribunal de Diekirch rendra son verdict le 3 octobre.

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