
Le bon vieux poêle à bois est une manière de réduire le chauffage électrique, au gaz ou au fioul cet hiver... ou même de l'éteindre complètement! En fonction de l'endroit où se situe votre cheminée, la chaleur peut se propager à travers toute la maison.
D'après Martin Antony, le propriétaire d'une entreprise de construction de cheminée, on remarque que les gens essayent d'éviter de se chauffer au gaz ou au fioul. Comparé à ces dernières années, la demande pour des poêles à bois a doublé chez eux. Qu'il s'agisse de nouvelles constructions ou de rénovations dans des maisons plus anciennes, les gens cherchent des alternatives au fioul et au gaz.
Chauffer au bois n'est pas seulement plus naturel mais aussi moins cher. Si on chauffe sa maison tout l'hiver au poêle à bois, les dépenses demeurent actuellement en dessous de 1.000 euros. Un prix que le gaz ou le fioul ne peuvent pas battre, explique Martin Antony. "De plus le bois est régional et nous en avons toujours beaucoup ici dans la région. Il y a aussi moins de problèmes de livraisons quand on consomme de manière locale."
Firmin Ndounand et sa famille sont en train de rénover leur maison. Ils la chauffent au fioul et sont à la recherche d'alternatives plus écologiques et moins chères. Dans le cadre de leurs rénovations ils ont opté pour un poêle à bois. "Le bois est tout simplement plus naturel. On essaye de renoncer le plus possible au fioul", explique Firmin Ndounand.
Il n'y a pas qu'un intérêt grandissant pour le bois, mais les gens cherchent des alternatives également avec les pellets. Ces granulés de bois sont parfois utilisés comme moyen de chauffage alternatif lors de nouvelles constructions. Il n'existe qu'un seul producteur de pellets au Luxembourg et depuis 2014 la demande et la production ont quasiment doublé. Ces dernières années, la quantité produite était suffisante pour couvrir le pays et même en vendre à l'étranger. Mais aujourd'hui la demande au Luxembourg est tellement forte qu'il n'en reste plus qu'un petit peu pour l'étranger. Le producteur de pellets du Luxembourg estime qu'à partir de l'année prochaine, ils vendront tous leurs produits au Grand-Duché et ne seront plus aptes à exporter. De plus, l'usine tourne sept jours sur sept et 365 jours par an.
Par ailleurs, la production de pellets a des limites. En effet, ils proviennent de restes de bois qui viennent de forêts ou de scieries. Les arbres ne sont donc pas rasés spécialement pour la production de pellets. S'il n'y a pas de restes, il n'est pas possible d'en produire. C'est pourquoi le producteur luxembourgeois produit chaque année 75.000 tonnes de pellets.
La forte demande se traduit aussi dans les évolutions de prix. Ainsi, en seulement un an le prix d'une tonne de pellets a doublé d'environ 200 euros à 400 euros par tonne.