Infection des arbres Risque de disparition des épicéas dans la région du Guttland

Pit Everling
La situation dans les forêts luxembourgeoises est alarmante. Les vagues de chaleur et la sécheresse ont aidé à la prolifération des scolytes, une petite bête bien dangereuse pour certains arbres.
© RTL Télé Lëtzebuerg

Environ la moitié des épicéas sont déjà concernés par la problématique et les arbres touchés doivent être abattus le plus vite possible. Notre journaliste Pit Everling s'est rendu chez les propriétaires forestiers afin d'évaluer la situation.

En ce qui concerne les arbres de Jean Berns à Feulen, il est déjà trop tard. Les épicéas sont morts et doivent être abattus, tout ça à cause d'un petit coléoptère.

Une image triste mais quotidienne pour Winfried von Loë qui fait partie de l'association "Letzebuerger Privatbësch''. Depuis plus d'un an et demi, le coléoptère est le sujet principal des discussions.

Winfried von Loë: ''Les hautes températures favorisent la multiplication de la famille des coléoptères et donc des dommages sur nos conifères. Ils percent à travers l'écorce des arbres pour arriver au système d'approvisionnement en eau et tue lentement les arbres.''

À cause de la chaleur et de la sécheresse, le système naturel de défense des arbres ne fonctionne pas.

Les premiers signes de contamination sont des couronnes brunes, des trous dans l'écorce et de la farine sur le tronc.

Les arbres contaminés doivent être enlevés de la forêt au plus vite afin d'éviter que les insectes ne s'envolent vers d'autres arbres. 
Pour remplacer les arbres contaminés, de nouveaux arbres, mieux adaptés aux conditions climatiques futures, seront plantés.

Winfried von Loë: ''Nous devons essayer de créer plus de forêts mixtes même si cela ne garantit en rien que les coléoptères ne se reproduiront pas.''

Les propriétaires concernés recevront l'aide nécessaire concernant le reboisement. Les aides ont déjà été doublées et des mesures futures devraient être mises en place. Le directeur de l'ANF, Frank Wolter, nous a confié que la situation était grave et que le risque de pandémie est bien réel.

Frank Wolter: ''Je pense que l'épicéa survivra, surtout dans la région de l'Éislek. Dans la région du Guttland, nous constations que les stocks sont en baisse. Il se peut que dans les prochaines 10 années à peu près, il n'y ait plus d'épicéas dans le Guttland''

Les conifères représentent plus ou moins un quart des stocks luxembourgeois. Le bois est principalement utilisé dans la construction.

Le bois sec de Jean Berns ne vaut plus grand-chose aujourd'hui.

Jean Berns: ''Pour les arbres vieux de 60 ans, le prix au mètre cube était de 60€ et aujourd'hui c'est tombé à 20€. 
Ce n'est pas uniquement une perte économique, c'est aussi une destruction du paysage.''

Dans tous les cas, ce serait triste d'être le témoin de la destruction d'une forêt dans laquelle on a travaillé tellement d'années.

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